Nouveau gouvernement, même politique anti-ouvrière

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Les tensions qui agitaient le gouvernement Valls ont fini par exploser. Valls II n’amène pas de grands changements, quelques entrées, quelques départs. L’arrivée de Najat Vallaud-Balkacem à l’éducation fait grincer des dents de la droite la plus réactionnaires. Et pourtant, le moins que l’on puisse dire c’est que son ancien ministère du droit des femmes n’aura pas fait avancer d’un iota le droit des femmes en général, et certainement pas le droit des femmes étrangères qui, lorsqu’elles fuient des violences conjugales, continuent de perdre leur droit au séjour.

C’est sous les applaudissements du MEDEF que le ministère de l’économie revient à Emmanuel Macron, énarque, banquier et millionnaire. Oh bien sûr, Montebourg, ancien ministre du « redressement productif » puis de l’économie, n’a pas gêné en quoi que ce soit le patronat et sa soif de profits. ANI, Pacte de Responsabilité, milliards de cadeaux au patronat, nouvelle convention UNEDIC au rabais, etc. les grands patrons et actionnaires ont été les principaux bénéficiaires de la politique de Valls I. Adoubant Emmanuel Macron, Gattaz s’attend à ce que le gouvernement Valls II aille encore plus loin dans la politique anti-ouvrière des gouvernements précédents.

Avec un parti au pouvoir au plus bas dans les sondages, certains politiciens craignent de couler avec le navire et le quittent en espérant pouvoir capitaliser sur ce prétendu courage politique…Montebourg, présenté comme un « frondeur » du précédent gouvernement, a ainsi fait une légère critique de la politique économique du gouvernement Valls I. Non seulement, des fermetures d’usines aux cadeaux au patronat, Montebourg a comme ancien ministre soutenu l’ensemble de la politique anti-ouvrière des précédents gouvernements, il n’a pas prononcé le moindre mot vis-à-vis de la politique raciste de Valls contre les Rroms et les sans-papiers, ni énoncé la moindre critique sur la répression de manifestations ouvrières. Si Montebourg espère se présenter lors de prochaines échéances politiques comme une « alternative à gauche », son nationalisme économique ne saurait apporter la moindre amélioration pour la classe ouvrière.

La « standing ovation » de Valls à l’Université du MEDEF montre bien, au delà des jeux politiciens, quelle classe sociale a bénéficié et continuera de bénéficier de la politique du gouvernement. Bien plus, les commentaires de Gattaz, les félicitations du patronat, montrent crûment que derrière les jeux politiciens, les changements de gouvernement et les élections, la démocratie bourgeoise n’est qu’un masque pour la dictature de la classe capitaliste. Les élections passent, les gouvernements changent, mais c’est toujours des profits en hausse pour une minorité de grands bourgeois, le chômage, les licenciements, les salaires bloqués et la galère pour nous les travailleuses et les travailleurs, nous l’immense majorité de la population.

La politique de ce nouveau gouvernement sera de tenir ses engagements pour rembourser la dette publique sans jamais prendre l’argent où il est : dans la poche des capitalistes. Et ça, on sait ce que cela signifie : tailler au maximum dans les dépenses publiques, surtout dans celles qui sont les plus utiles à la population comme les écoles ou les hôpitaux, et attaquer la classe ouvrière par tous les moyens, pour rendre le pays plus « attractif » pour les capitaux. Le gouvernement Valls II mènera ses attaques avec la même vigueur que Valls I.

Ce n’est pas en se laissant bercer par les promesses de tel ou tel politicien que nous pourrons améliorer nos conditions de vie et de travail. Et surtout pas en suivant les appels à la haine de l’extrême-droite représentée par une fille de milliardaire qui visent à diviser la classe ouvrière selon nos origines ou notre couleur de peau. Plus que jamais, c’est l’union qui fait la force de la classe ouvrière face aux patrons et à leurs serviteurs politiques. Face aux nouvelles attaques qui se préparent, nous devons nous préparer à riposter, nous organiser pour faire exploser la colère du monde du travail ! Ce n’est que par la lutte que nous pouvons contrer leurs attaques et améliorer nos conditions de vie et de travail.

Et au delà de la nécessaire lutte quotidienne, il est temps d’en finir avec ce système capitaliste pourri qui n’apporte que la crise, le chômage et la misère. Le communisme reste la seule alternative. C’est un vrai défi à relever : s’imposer en tant que force collective et lutter pour en finir avec l’exploitation capitaliste et toute forme d’oppression.

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