En 2013, 454 sans-abri sont morts en France, dont 15 enfants

Au moins 454 personnes vivant dans la rue sont décédées en 2013, dont 15 enfants, selon le collectif Les Morts de la Rue.

Un sans-abri dans une rue de Strasbourg, le 25 novembre 2013.  Crédit : AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN

Un sans-abri dans une rue de Strasbourg, le 25 novembre 2013.
Crédit : AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN

Le collectif les Morts de la Rue a indiqué qu’au moins 454 personnes sans domicile fixe, dont 15 enfants de moins de 15 ans, étaient mortes en France en 2013.

Ce recensement n’est pas exhaustif, souligne le collectif, qui recueille les informations via les associations, les services du 115 ou du samu social, les foyers d’hébergement, les pompiers, les travailleurs sociaux, certains services de police, les particuliers, les hôpitaux, les mairies ou encore les pompes funèbres.

Neuf morts sur dix sont des hommes

Au total, 517 décès ont été transmis au collectif : 454 étaient SDF et 63 anciennement SDF. La majorité d’entre eux sont des hommes (91,3%). Parmi eux, le collectif a dénombré 15 enfants décédés (soit 3,3% des personnes SDF), un chiffre en forte hausse par rapport à 2012 (trois enfants décédés), en cohérence avec l’augmentation du nombre de familles hébergées par le 115 ou vivant dans des bidonvilles. 10 d’entre eux appartenaient à la communauté Rrom.

Les enfants avaient quatre ans en moyenne, et cinq étaient des nouveaux-nés. Les 3/4 étaient en situation de rue (notamment des bidonvilles). Ces enfants sont principalement décédés de causes accidentelles (9 accidents, dont 4 noyades et 2 incendies) ou pour des problèmes de santé (une pneumopathie non prise en charge médicalement, 4 cardiopathies congénitales liées à des grossesses non suivies).

Les SDF meurent autour de 50 ans

La moyenne d’âge au moment du décès s’établit pour les adultes à 53,4 ans en Ile-de-France et à 48,4 ans en province, contre 77 ans en moyenne pour la population générale (chiffre de 2011).

Ceux dont la cause du décès est connue (61,5% des cas) ont souvent succombé à des morts violentes (agressions, accidents ou suicides), mais aussi à des cancers ou des maladies cardiovasculaires. En région parisienne, la moitié sont décédés à l’hôpital, contre seulement 20% en province. Un tiers des SDF adultes décédés en Ile de France avaient dormi la nuit précédent leur décès dans un lieu non prévu pour l’hébergement, un quart pour ceux morts en province.

Les données manquent sur le temps passé dehors. Des résultats parcellaires portant sur 64 personnes font état d’une moyenne de 10 ans (8,1 ans en moyenne en province, 12,4 ans en IDF).

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