Les journaliers à la direction d’EDL : Vous nous traitez comme des esclaves…

L’Orient Le Jour, 14 août 2014 :

Les journaliers d’Electricité du Liban (EDL) ont accusé jeudi l’administration de l’office d’avoir « provoqué la ruine de ce secteur pendant 15 ans ».

« Les contrats des sociétés prestataires avec EDL prennent fin en 2016. Les postes vacants qui vont en résulter devraient revenir aux journaliers. Les dangers et les coûts que l’EDL va subir, en attendant de trouver des remplaçants aux journaliers et des solutions au problème, seront supérieurs à ceux de l’inscription au cadre de tous les journaliers », ont martelé les journaliers lors d’une conférence de presse qui se tenait tout juste après une autre conférence de la part du président-directeur général de l’EDL Kamal Hayek, dans laquelle il affirmait que c’est la direction de la compagnie qui détermine les postes vacants.

Depuis samedi dernier, les journaliers d’EDL protestent contre la publication par le conseil d’administration de l’Office d’un mémorandum chiffrant les places vacantes en son sein à 897. Comme le stipule la loi approuvée par le Parlement en avril dernier, ce document sera transmis au Conseil de la fonction publique, qui devra organiser un concours dans l’objectif de cadrer les journaliers. Les journaliers, qui sont approximativement 1 700, n’admettent pas qu’on puisse exclure la moitié d’entre eux de l’intégration au cadre.

« Si se mettre en grève et tenir à notre gagne-pain est un crime, que toutes les institutions sécuritaires nous mettent sous les verrous ont martelé les journaliers. Nous sommes des humains, et représentons toutes les couches de la société, nous ne représentons aucun parti politique, M. le directeur général ». Le PDG avait plus tôt critiqué le fait que les journaliers mènent des actions entrainant la fermeture d’EDL, déclarant que l’office « n’est pas une ferme et nous ne sommes pas des animaux ». Ces derniers jours, les journaliers ont bloqué à plusieurs reprises des artères majeures à Beyrouth et aux entrées de la capitale.

« Notre agenda est ouvrier, que nous soyons chrétiens ou musulmans. Vous nous traitez comme des esclaves depuis 18 ans. Vous nous avez vendus à des sociétés avec lesquelles nous ne voulons pas travailler« , ont encore accusé les journaliers.

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