Usines Cottes : grève pour la réunion de la dernière chance

La Dépêche, 7 août 2014 :

Le Fossat (09) : L’ambiance s’annonce tendue, ce jeudi matin, du côté du site Usines Cottes, au Fossat. Alors que doit se tenir la dernière séance de négociations autour du plan de sauvegarde de l’emploi, qui prévoit vingt-six licenciements, la CGT, avec le soutien de Force ouvrière et de la CFDT, appelle les salariés à un mouvement de grève.

Un mouvement social, qui doit également se dérouler sur le site de Saint-Estève (Pyrénées-Orientales), décidé alors que la direction du groupe Vandemoortele, qui avait pourtant accepté de discuter sur le projet alternatif porté par la CGT, a refusé, ce mardi, d’aller plus avant dans les négociations et a, indique Rabbah Seddiki, «claqué la porte des discussions avec la Dirrecte de l’Ariège».

Motif du revirement de la direction, selon le secrétaire du comité central d’entreprise : «Son refus de participer au financement du plan de formation des salariés que nous avons présenté dans le cadre de notre projet alternatif aux vingt-six licenciements secs». Au départ, il avait été établi que le groupe Vandemoortele participe à la formation des salariés pendant un an à hauteur d’un tiers de la somme globale.

Suite à un premier refus de sa part, la CGT a activé plusieurs leviers, notamment le président du Sénat Jean-Pierre Bel et le conseil régional de Midi-Pyrénées, afin que le ministère du Travail se saisisse du dossier.

Si les négociations n’aboutissent pas, le PSE s’appliquera dès vendredi

Ce qui a été fait puisque le cabinet du ministre François Rebsamen a mandaté la direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP) pour qu’elle fournisse, selon la CGT, des «marges de manœuvres supplémentaires» à la Dirrecte 09 dans le cadre de ses négociations avec la direction de Vandemoortele. Pour faire simple : la rencontre de ce mardi visait à demander au groupe industriel un financement moindre que ce qui était prévu au départ. Mais la Dirrecte s’est retrouvée face à un nouveau «niet»…

«Alors que le plan s’appelle plan de sauvegarde de l’emploi, le groupe Vandemoortele est capable d’apporter 1,7 million d’euros pour licencier 26 emplois et 0,00 euro pour sauvegarder !», enrage la CGT qui compte également sur une forte mobilisation de la population, ce jeudi matin. Une réunion de la dernière chance puisque si les négociations n’aboutissent pas d’ici ce soir, le PSE, et donc les vingt-six licenciements, s’appliquera dès ce vendredi.

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