Plusieurs grévistes de mai menacés de sanction à la Poste de Fleury-les-Aubrais

La République du Centre, 24 juillet 2014 :

Deux salariés du bureau de la place de l’Abbé-Pasty sont convoqués le 31 juillet pour un entretien avant sanction disciplinaire. Plusieurs fonctionnaires sont également visés.

Si elle a abandonné les poursuites pour délit d’entrave qu’elle avait lancées devant le tribunal d’Orléans, La Poste n’a pas renoncé à punir ses salariés indisciplinés.

Ainsi une demi-douzaine des grévistes qui avaient perturbé la distribution du courrier, début mai, au bureau de la place de l’Abbé-Pasty, à Fleury-les-Aubrais, et qui avaient été assignés à comparaître sont visés par une enquête disciplinaire. « Deux salariés ont reçu des convocations pour un entretien préalable à sanction disciplinaire », alerte Sylvie Lucchini, secrétaire au syndicat départemental CGT. Les fonctionnaires, eux, ne sont pas soumis à ce préalable. « Ils seront soit sanctionnés directement, soit ils passeront devant le conseil de discipline… » Des mises à pied sont craintes.

Devant le caractère confidentiel de la procédure, la direction de La Poste n’a pas souhaité s’exprimer. Mais l’action intentée a été confirmée. « Des manquements ont été constatés », faisait-on savoir hier. « Des facteurs non grévistes n’ont pas pu exercer leur activité. »

Lancée le 20 mai, tenue cinq jours, la grève visait à dénoncer, outre la suppression de tournées et de postes, la réorganisation de la distribution du courrier. « Le transfert au centre de tri est effectif depuis le 8 juillet, reprend Sylvie Lucchini. Les locaux ne s’avèrent pas adaptés. » Et de rappeler ce qui, déjà en mai, était dénoncé : « Si les agents intéressés avaient été davantage associés… »
Arrêts de travail et démissions

Parce que, selon la syndicaliste, rien ne va : « À Fleury, Saran et Semoy, les gens se plaignent que le courrier arrive tard ou n’arrive pas. Une ligne directe de réclamation a même été activée ! » Sylvie Lucchini déplore aussi l’allongement des tournées (une à deux heures pour celles effectuées à vélo, deux à trois heures en auto), « les arrêts de travail » inhérents des agents, « les démissions de CDD au bout de deux ou trois jours » des intérimaires. « Ça ne peut pas durer ! » lance-t-elle.

De toute évidence, La Poste ne semble pas disposer à entendre ces nouvelles récriminations. Pas plus que les précédentes.

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