Les ouvrières de l’EPE Chemiserie de Larbâa Nath Irathen en grève

Le Temps d’Algérie, 22 juillet 2014 :

«Exploitation» et «travail sous la menace», c’est ce que dénoncent les 190 ouvriers qui activent dans l’EPE Chemiserie de Larbaâ Nath Irathen, une trentaine de kilomètres de la ville de Tizi Ouzou, à travers leur grève d’hier. C’est avec détermination que les ouvriers à forte majorité féminine se sont regroupés hier devant ladite usine et ont paralysé toute les activités pour exiger la satisfaction de leurs revendications et le départ inconditionnel de leur directeur en poste depuis 2003. Jointe par nos soins, l’une des ouvrières et syndicaliste confie que leurs doléances avaient été présentées à leur responsable à maintes reprises mais celui-ci, «ne semble pas vouloir accorder de l’intérêt à nos problèmes socioprofessionnels». Interrogé sur leurs doléances en question, notre interlocutrice ajoutera :

«Nous travaillons dans des conditions lamentables et indescriptibles. Depuis de nombreuse années, nous subissons des agressions au sein même de l’usine et une injustice sans nom de la part de notre responsable qui n’hésite pas à renvoyer la première personne qui ose se plaindre.» En effet, selon cette ouvrière, les femmes, puisqu’elles représentent plus de 90% des travailleurs de cette usine, sont exploitées à longueur de journée dans leur labeur.

«Les femmes travaillent sans aucun moment de répit. Même les
week-ends ne sont pas accordés. Le directeur nous oblige à travailler pratiquement tous les jours de la semaine, sans quoi il nous menaçait de virer celle qui ne sera pas à son poste», ajoutera notre interlocutrice. Des menaces, en effet, qui sont passées à l’exécution pour certaines ouvrières qui ont eu «le malheurs de désobéir».

En outre, la syndicaliste rappellera qu’au mois de février dernier, le directeur avait suspendu des syndicalistes de la section syndicale UGTA car «elles étaient une menace pour lui. Donc, il a préféré les faire taire en les suspendant». Pour la journée d’aujourd’hui, les grévistes, qui ont interdit tout accès aux responsables de l’usine, ont appelé à une autre journée de grève sous la houlette de l’UGTA de Tizi Ouzou.

Tamurt.info, 22 juillet 2014 :

Les 190 ouvriers de l’EPE chemiserie de Larbâa Nath Irathen, à 25 km au sud-est de Tizi Wezzu, sont en grève depuis hier. Ils sont très remontés contre leurs responsables.

Les travailleurs, dont plus de la moitié de l’effectif sont des femmes, ont alors décidé de sortir de leur mutisme pour dénoncer les abus de pouvoir de leurs chefs et surtout « leur exploitation » et « le travail sous la menace » dont ils sont victimes depuis fort longtemps.

La première revendication des grévistes est le départ immédiat et sans aucune condition de leur directeur, en poste depuis 2003. Le premier responsable de cette usine a joué au dictateur. D’après certains témoignages de travailleuses, il imposerait le travail les week-ends sans même les payer. Une exploitation qui ne dit pas son nom.

Les travailleurs sont, également, soumis à une pression terrible. Toute personne qui s’élèverait pour protester se verrait, manu militari, mis à la porte par le directeur qui ne respecte aucune loi.

Mais, cette-fois-ci, les ouvriers ont décidé de réagir et de s’unir. Ils ne comptent se calmer qu’une fois ce responsable limogé. « Nous ne pouvons pas continuer à travailler avec cette personne. Si il reste, cette usine fermera ses portes », fulmine une employée que nous avons contactée par téléphone ce matin.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s