Canada : Grève de 24h pour 1100 croupiers

Métro, 21 juillet 2014 :

Les quelque 1100 croupiers des casinos de Montréal et du Lac-Leamy quitteront les tables de jeu dès ce lundi pour une grève de 24h.

Sans contrat de travail depuis mars 2013, les syndiqués feront alors le point sur les négociations au cours d’une assemblée générale, à Laval, avant les deux journées de médiation prévues cette semaine.

«Nous prendrons des orientations avant la médiation. Si le syndicat juge après la négociation que ça n’a rien donné, l’assemblée pourrait décider qu’il y aura grève rotative ou grève générale par la suite», ajoute le porte-parole et conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique, Jean-Pierre Proulx. Le syndicat espère une entente d’ici la fin du mois de juillet.

Contacté par Métro, le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, reconnaît que cette grève fait partie du droit des syndicats, mais se dit étonné d’une telle mesure à la veille du début des conciliations. «Alors qu’on a une occasion de rapprochements et de discussions, [nous sommes étonnés] que les croupiers choisissent une méthode qui est quand même radicale, parce que si tout va bien, il pourrait y avait des déblocages pendant la médiation», a reconnu M. Roy.

M. Proulx assure que cette grève de 24h est le seul moyen de pouvoirs rassembler le plus d’employés en assemblée générale, alors que plusieurs doivent travailler de nuit.

Le principal point en litige porte sur les salaires, dont les négociations n’ont pas encore commencé. Les croupiers demandent des hausses de 2% par année, identiques à ce qu’ont obtenu les autres travailleurs du milieu des casinos.

«Nous n’avons pas encore amorcé les négociations salariales avec les syndicats de croupiers, puisque nous voulons d’abord compléter le volet portant sur les conditions de travail», s’est contenté d’indiquer le porte-parole de Loto-Québec.

Le conseiller syndical craint que cette situation soit une stratégie de l’employeur pour mettre de la pression sur les croupiers lors de la basse saison en octobre-novembre. «On pense que l’employeur étire le temps pour lui permettre de régler les autres conventions collectives, isoler les croupiers et leur refuser une augmentation.»

M. Proulx affirme que l’employeur a déjà indiqué la semaine dernière, par l’entremise de leur porte-parole, «qu’il revendiquerait certaines concessions de la part des croupiers».

«Avant d’en arriver à une entente, habituellement, ça prend des concessions de parts et d’autres, a expliqué à cet égard M. Roy. [C’est] une allusion générale, mais je n’avais pas spécifiquement à l’esprit des clauses de la négociation.»

L’arrêt de travail prévu lundi est la première grève depuis le début des moyens de pression pendant lesquels les croupiers ont manifesté en modifiant certains éléments de leur uniforme de travail.

M. Proulx s’attend à ce que des employés cadres des deux casinos prennent la place des travailleurs en débrayage lors du 24h de grève prévu lundi.

Les croupiers du Casino de Tremblant en sont arrivés à une entente avec l’employeur le mois dernier, alors que ceux du Casino de Charlevoix sont toujours en négociation.

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