Grève du service public au Royaume-Uni

Le Monde, 10 juillet 2014 :

C’était annoncé comme le mouvements de grève le plus important des trois dernières années en Grande-Bretagne, selon le Guardian. Jeudi 10 juillet, les syndicats britanniques se prévalaient en effet d’un mouvement d’ampleur inédite contre le gouvernement de David Cameron, pour protester contre le gel des salaires et la baisse générale de leur niveau de vie.

Mais la mobilisation a été finalement moins importante que prévue. Sans avancer de chiffres précis, la presse britannique faisait état de « centaines de milliers » de manifestants, loin du million annoncé des syndicats. A Londres, le cortège, qui s’est rassemblé sous la colonne de l’amiral Nelson, à Trafalgar Square, rassemblait 1 500 manifestants, selon la police.

DES CENTAINES D’ÉCOLES FERMÉES

Enseignants, pompiers, employés du métro, agents municipaux et autres employés de la fonction publique étaient appelés à se joindre à la mobilisation, qui n’a pas entraîné de perturbations majeure, notamment dans le métro londonien où le service était normal.

Des centaines d’écoles à travers le pays sont restées fermées, ainsi que des musées à Edimbourg, Nottingham et Leicester. Le ramassage des ordures était également partiellement perturbé dans certaines localités.

DÉNI DU GOUVERNEMENT

Le premier ministre conservateur, David Cameron, a vivement critiqué cette grève en affirmant que « les gens feraient mieux d’aller travailler ». Il y a vu l’œuvre d’une minorité, notamment dans les écoles, où le Syndicat national des enseignants a voté pour la grève avec un taux de participation de seulement 27 %.

« La grande majorité des fonctionnaires n’a pas voté pour la grève et les premières indications montrent que la plupart d’entre eux se sont rendus au travail comme d’habitude », a assuré en fin de matinée un porte-parole du gouvernement, évoquant ensuite le chiffre de 90 000 grévistes dans l’administration, « c’est-à-dire moins que lors du dernier mouvement en avril 2013 ».

« Risible », a répondu un représentant du syndicat Public and Commercial Services (PCS) en déplorant que « personne ne p[uisse] faire confiance à ce gouvernement-là pour donner des chiffres fiables ».

SALAIRES PLAFONNÉS

La colère monte dans les services publics depuis que le gouvernement à décidé de mettre en place un plafond de 1 % sur les augmentations de salaire en 2012. Une mesure qui est toujours en vigueur et qui passe d’autant plus mal que les salaires avait été gelés entre 2010 et 2012. Les enseignants protestent également au sujet du montant des retraites et des conditions de travail, alors que les pompiers manifestent contre le recul programmé de l’âge de départ à la retraite.

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