Garches : Les grévistes de l’hôpital Raymond-Poincaré évacués ce matin par les forces de l’ordre

Une douzaine de cars de CRS pour déloger 4 grévistes de la faim de plus de 50 ans.

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Les parents grévistes protestaient contre la fermeture d’une unité pédiatrique spécialisée dans les cancers de l’os, qui fait suite au départ à la retraite du Docteur Delepine. Le Docteur Delepine, médecin controversée puisqu’elle privilégie des traitements individualisés (taux de guérison de plus de 80%) par rapport aux protocoles standardisés, mais qui sont très lucratifs pour les lobbys pharmaceutiques. Une poche de chimio traditionnelle coûte 5000 euros alors qu’un essai thérapeutique coûte 30 000 euros. Les parents n’ont pas le droit de refuser ces essais thérapeutiques sous peine d’être signalés aussitôt au juge des enfants pour défaut de soins. Ces essais font de ces enfants malades des cobayes. Hôpital Raymond Poincaré :  Fric, mensonges et pouvoir. Honte au gouvernement « socialiste ! »

lexpress.fr, 06/07/2014

Les quatre parents d’enfants cancéreux ont été délogés de la chapelle de l’hôpital. En grève de la faim depuis 10 jours, ils protestent contre la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

Les parents avaient entamé le 26 juin une grève de la faim, dans la chapelle de l’hôpital, pour réclamer la poursuite des méthodes spécifiques de l’unité spécialisée dans les cancers de l’os de Raymond-Poincaré, qui doit fermer prochainement. Selon son communiqué, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a demandé samedi « au Préfet de Police et au Préfet des Hauts-de-Seine d’intervenir pour prévenir une dégradation plus importante de la situation ».

Dimanche matin « les équipes du SAMU, appuyées par les forces de l’ordre sous l’autorité du Préfet, sont entrées dans la chapelle ». « Elles ont expliqué aux quatre personnes les motifs de l’intervention, destinée à leur éviter de se mettre davantage en danger. Elles leur ont proposé d’être transportés dans un service médical proche. Elles ont préféré quitter les lieux par leurs propres moyens », a expliqué l’AP-HP. Selon la même source, les grévistes ont quitté la chapelle de l’hôpital vers 09H00 « sans qu’il y ait la moindre violence ».

L'unité du Dr Delépine -qui accueille actuellement une trentaine d'enfants- privilégie des traitements individualisés par rapport aux protocoles standardisés. (Photo d'illustration) REUTERS / Eric Feferberg / Pool

L’unité du Dr Delépine -qui accueille actuellement une trentaine d’enfants- privilégie des traitements individualisés par rapport aux protocoles standardisés. REUTERS / Eric Feferberg / Pool

La cancérologue revendique un taux de guérison de plus de 80%

L’AP-HP justifie aussi cette décision pour éviter « des troubles susceptibles de gêner la bonne prise en charge de l’ensemble des patients de l’hôpital ». Elle regrette par ailleurs « l’absence de tout signe de dialogue et de réponse aux propositions qui ont été faites et aux garanties qui ont été apportées ».

L’AP-HP a programmé la fermeture de cette unité après le départ à la retraite de la pédiatre et cancérologue Nicole Delépine, qui le dirige depuis 2004 et dont les méthodes font polémique. L’unité du Dr Delépine -qui accueille actuellement une trentaine d’enfants- privilégie des traitements individualisés par rapport aux protocoles standardisés. Elle revendique un taux de guérison de plus de 80% mais ne peut se prévaloir de résultats récents car les nouveaux standards méthodologiques exigent que toute étude soit basée sur de nouveaux essais cliniques qu’elle refuse.

Poursuite des traitements

Le service est transféré dans le même département, à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt. « Consciente de l’angoisse exprimée par les familles », l’AP-HP rappelle dans son communiqué qu' »il a été donné par écrit des assurances que tous les enfants (…) pourraient poursuivre le même traitement ».

« Malgré la bonne volonté des grévistes depuis plusieurs jours pour une médiation, la direction de l’hôpital durcit sa position et refuse une fois de plus le dialogue en utilisant la force », a dénoncé dans un communiqué l’association Ametist regroupant des parents.

Selon une porte-parole et fille de gréviste, Laurence Godfrin, présente sur place, « les grévistes ont été réveillés ce matin à 07H30 par les CRS qui ont frappé à la porte de la chapelle et leur ont demandé de partir ». « Les gens étaient terrorisés (…) La sécurité de l’hôpital empêche désormais les parents, les grévistes, et Mme Delépine de rentrer dans l’unité », a-t-elle dénoncé. L’AP-HP a rappelé de son côté que l’unité est ouverte de 13H00 à 20H00. Laurence Godfrin a ajouté que les parents « continueraient le mouvement de cette manière ou d’une autre ».

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