Archives quotidiennes : 06/07/2014

Garches : Les grévistes de l’hôpital Raymond-Poincaré évacués ce matin par les forces de l’ordre

Une douzaine de cars de CRS pour déloger 4 grévistes de la faim de plus de 50 ans.

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Les parents grévistes protestaient contre la fermeture d’une unité pédiatrique spécialisée dans les cancers de l’os, qui fait suite au départ à la retraite du Docteur Delepine. Le Docteur Delepine, médecin controversée puisqu’elle privilégie des traitements individualisés (taux de guérison de plus de 80%) par rapport aux protocoles standardisés, mais qui sont très lucratifs pour les lobbys pharmaceutiques. Une poche de chimio traditionnelle coûte 5000 euros alors qu’un essai thérapeutique coûte 30 000 euros. Les parents n’ont pas le droit de refuser ces essais thérapeutiques sous peine d’être signalés aussitôt au juge des enfants pour défaut de soins. Ces essais font de ces enfants malades des cobayes. Hôpital Raymond Poincaré :  Fric, mensonges et pouvoir. Honte au gouvernement « socialiste ! »

lexpress.fr, 06/07/2014

Les quatre parents d’enfants cancéreux ont été délogés de la chapelle de l’hôpital. En grève de la faim depuis 10 jours, ils protestent contre la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). Lire la suite

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Béziers : un prof du lycée Henri-IV menacé d’expulsion

Midi Libre :

Ce Sénégalais en master de Lettres modernes avait été recruté en novembre 2013. Amadou Woury Baldé est désormais menacé d’expulsion.

La classe de Terminale L 1 du lycée Henri-IV a appris, vers la Toussaint, que son professeur de littérature partait à la retraite. “Ouf” de soulagement pour les élèves, et les parents – le coefficient est quand même de 4 au baccalauréat -, il allait être remplacé. Amadou Woury Baldé est arrivé comme prévu. Ce professeur contractuel, titulaire d’un master de Lettres modernes de l’université de Tours a accompli sa mission toute l’année. Les élèves, dans l’ensemble, ont été satisfaits et d’ailleurs, les prochains résultats du baccalauréat devraient le confirmer : « Au début, on a eu quelques problèmes avec son accent, mais on s’est habitué et ses cours étaient carrés. » Ce qu’ignoraient les jeunes gens, c’est qu’Amadou Baldé, Sénégalais, avait des problèmes avec l’administration pour pouvoir rester en France. Pendant toute l’année scolaire, il a délivré ses cours en réussissant à faire abstraction de la menace d’expulsion qui pesait sur lui.

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RDC: le gouvernement appelé à payer les travailleurs de la SNCC

Radio Okapi, 6 juillet 2014 :

Le président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, appelle le gouvernement central à payer les travailleurs de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). Il a lancé cet appel, samedi 5 juillet, à l’issue d’une rencontre entre le gouverneur du Katanga et l’administrateur délégué de cette entreprise publique, à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga.

Pour Kyungu, le gouvernement doit tout faire pour débloquer les fonds et payer ces travailleurs pour éviter une nouvelle grève à la SNCC.

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Privatisations en Bosnie : l’interminable requiem de l’Holiday Inn de Sarajevo

Le Courrier des Balkans, 6 juillet 2014 :

Cela devait être « la privatisation la plus réussie » de la Bosnie-Herzégovine d’après-guerre. Au contraire, la justice bosnienne a prononcé, le 6 juin dernier, la faillite légale de l’hôtel Holiday Inn, symbole des JO de 1984 et du siège de Sarajevo. Derrière ses façades jaune et ocre se cachent les méfaits d’une décennie de gestion criminelle, orchestrée par la banque Hypo Alpe Adria.

Hajro a l’air désespéré, alors qu’il termine son café dans la hall de l’hôtel presque désert. Il vient d’interrompre son long récit sur l’histoire de l’interminable crise de l’Holiday Inn. « J’espère que ça ira mieux », soupire-t-il, « mais honnêtement, je n’ai aucune illusion. Et pourtant, nous avons tout pour redevenir l’un des meilleurs hôtels de Bosnie-Herzégovine. Quand on a ouvert, on était à l’avant-garde, les meilleurs de toute l’ancienne Yougoslavie. Maintenant, on a tout perdu ». Construit à la veille des Jeux Olympiques d’hiver de 1984, l’hôtel Holiday Inn était destiné à l’élite de la société yougoslave. Au fil des trente dernières années, comme le rappelle un récent article d’Hélène Despić-Popović dans ’Libération’, il est aussi devenu l’un des symboles les plus connus de Sarajevo : durant la guerre, il a d’abord été le quartier-général de Radovan Karadžić et des nationalistes du Parti démocratique serbe (SDS), avant de devenir celui de la presse internationale tout au long du siège.

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SNCM : la CGT fustige « le menteur et le liquidateur » Frédéric Cuvillier

Le Monde, 6 juillry 2014 :

Le ton monte entre Frédéric Cuvillier et la CGT de la SNCM. Les dernières déclarations du secrétaire d’Etat aux transports à La Provence, samedi 5 juillet, se disant favorable à « la voie du redressement judicaire » pour la compagnie maritime n’ont pas été du goût du syndicat, qui l’a traité de « menteur » et de « liquidateur ».

« Le redressement judiciaire, c’est un moyen de démanteler la SNCM, avec plus d’un millier de licenciements. Ce n’est pas acceptable pour nous », a déclaré le représentant CGT des marins, Frédéric Alpozzo, au douzième jour de grève de la compagnie.

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Tunisie : derrière le consensus, la lutte sociale continue

Rue 89 – Nouvel Obs, 6 juillet 2014 :

Depuis le 19 juin dernier, deux ouvrières de la société française SEA-Latelec en Tunisie, mènent une grève de la faim. Elles veulent obtenir la réintégration de quatre salariées, licenciées en avril 2013 avec six autres (dont le cas a été réglées depuis) par cette filiale de Latécoère. Ses deux sites en Tunisie fabriquent les câbles qui équipent certains appareils Airbus et Dassault.

Mais elles veulent donner à leur mouvement une portée bien au-delà de leurs cas individuels. C’est la liberté syndicale et la protection des maigres acquis sociaux de l’après-14 janvier qu’elles entendent protéger.

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Tunisie : Deux ouvrières de Latécoère en danger de mort.

Tract CGT Latécoère,Toulouse,  5 juillet 2014 :

Tunisie : 2 ouvrières de Latécoère en danger de mort.

Aujourd’hui, samedi 5 juillet 2014, 2 jeunes femmes meurent lentement à Tunis sous l’oeil indifférent de la direction de Latécoère. Elles sont dans leur 17ème jour de grève de la faim.

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Ces 2 jeunes femmes, Sonia Jebali et Houda Thalji, sont d’anciennes ouvrières et syndicalistes de l’usine de Fouchana à Tunis appartenant à la SEA Latelec, filiale de Latelec, elle-même filiale de Latécoère.

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