La pression des cheminots de la CGSP à la gare de Libramont

L’Avenir, 1 juillet 2014 :

Une quarantaine de cheminots de la CGSP a mené une action, hier lundi, à la gare de Libramont où un seul train aurait circulé tôt le matin.

Environ, 40 cheminots se sont mobilisés lors de l’arrêt de travail d’hier, lundi, car la CGSP est très critique quant au plan de transport qui a été présenté par la SNCB et Infrabel.

Les cheminots ont occupé les lieux, tôt le matin, pour les quitter vers midi.

Parmi eux, le permanent provincial CGSP, Gérard Servais: «Nous avons voulu être là parce que l’on sait qu’il existe beaucoup de problèmes de mobilité en Luxembourg. Il va y avoir des gens qui ne pourront plus prendre le train pour aller travailler, comme ceux qui commencent leur journée tôt ou qui effectuent des pauses. Je pense, parmi d’autres, aux agents des postes de signalisation mais aussi aux gardiens de prison, au personnel des hôpitaux. Nous voulons donc dénoncer ce problème de mobilité. Nous réclamons également de l’embauche au chemin de fer. Ce dernier perd environ 3 000 agents, tous secteurs confondus, par an et n’en recrute que 1 500. De ce fait, on a accumulé un million de journées de repos et de congé en retard. Si dans certains dépôts de conducteurs, la situation est acceptable, dans d’autres comme dans les cabines de signalisation, les ateliers, c’est catastrophique. Cela risque de jouer sur la santé des travailleurs mais aussi sur la sécurité du trafic. Nous voulons donc que l’on recrute. Et puis, il y a le contexte des filialisations.»

On attend la sous-commission paritaire du 2 juillet

M. Servais poursuit: «Nous avons aussi demandé une réduction du nombre des filiales. Cela a été fait mais les petites filiales ont fusionné, devenant ainsi des filiales plus importantes. En fait, le nombre d’agents dans les filiales ne cesse d’augmenter. Ils ne bénéficient plus des mêmes conditions de travail, particulièrement dans le transport des marchandises. On en arrive à un véritable dumping social à cause de la concurrence. C’est la rentabilité à tout prix et peut-être même au détriment de la sécurité.»

Selon M. Servais, il faut considérer cette action comme une simple présence car personne n’a été empêché d’entrer dans la gare. Il poursuit: «Les habitués, les navetteurs ont pris leurs précautions. Nous avons juste dû expliquer ce qu’il se passait à deux personnes étrangères qui n’étaient évidemment pas au courant. À ma connaissance, seul le train de 7h07 reliant Libramont à Dinant a circulé. On sait que c’est désagréable pour les gens mais la grève est le seul moyen de se faire entendre et c’est grâce aux grèves qu’on a obtenu nos acquis. Si nous avons choisi ce 30 juin pour notre grève, c’est pour faire pression juste avant la sous-commission paritaire du 2 juillet. On verra comment la direction va réagir, puis on se réunira en bureau exécutif pour décider de la suite à donner.»

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