Fin de la grève de la faim à la cimenterie Lafarge d’Oggaz

Liberté Algérie, 8 juin 2014 :

Les 15 grévistes de la faim de la cimenterie Lafarge d’Oggaz (wilaya de Mascara) ont cessé leur mouvement de protestation après plus de 80 jours de jeûne. Un conflit et une grève de la faim qui auront marqué les esprits, suscitant même de très nombreuses réactions et actions de solidarité en Algérie, mais aussi à l’étranger. Des campagnes de soutien ont été menées par des organisations syndicales internationales en France et en Espagne. L’arrêt de la grève de la faim des 15 ex-salariés de Lafarge, suspendus à titre conservatoire depuis novembre 2013, a été décidé suite à un accord trouvé avec la direction de la cimenterie.

La négociation a porté sur l’acceptation du départ volontaire et d’indemnités, étant entendu depuis le début que Lafarge ne consentira jamais à réintégrer les grévistes, considérés comme des meneurs de grève.

Pour rappel, une grève avait été enclenchée dans l’usine en 2013, suite au non-respect des engagements de la direction de Lafarge portant sur de nombreux points de revendications socioprofessionnelles de l’ensemble des salariés à l’époque. Ainsi, les 15 grévistes avaient été suspendus et poursuivis en justice pour entrave à l’exercice du travail, alors que durant leur grève de la faim, la direction de Lafarge multipliera les plaintes les visant et tentant de les déloger de leur campement face à l’entrée du site de production. Pour le groupe Lafarge Algérie, c’est une solution à moindre coût, d’autant que ce conflit a eu un impact et des répercussions en Algérie et à l’étranger. En effet, l’image du groupe a été largement égratignée, dévoilant encore les formes de gestion du groupe en Algérie. Et pour preuve, durant la même période, ce sont d’autres sites et structures de Lafarge Algérie qui ont connu également des actions de protestations.

Les ex-salariés, qui vont devoir faire face aujourd’hui à des problèmes de santé dus à leur grève, ont souvent déploré, à juste titre, le silence et l’inaction des autorités et de l’UGTA qui “n’ont jamais agi pour défendre les droits des travailleurs algériens”, nous déclarent ces derniers.

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