Les grévistes des CIF occupent brièvement le siège de la SNCF

Le Parisien, 3 juin 2014 :

Un mouvement de grève paralyse depuis ce mardi matin la circulation d’une majorité des bus des Courriers d’Ile-de-France, dont le réseau couvre en partie la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne. Aucun véhicule n’est sorti des dépôts de Tremblay (93), de Goussainville (95) et de Mitry-Mory (77). Sur un peu moins de 60 des 90 lignes du réseau, le trafic est suspendu. Sur une douzaine, il est partiel ou en reprise d’activité.

Un service minimum a été instauré aux dépôts de Dammartin-en-Goële (77), où les bus scolaires ont roulé, de Saint-Soupplets (77) et de Louvres (95) où 95 % de la circulation est assurée. Elle espèrait pouvoir instaurer ce service minimum dans l’ensemble de ses dépôts : «Nous respectons le droit de grève, mais il faut respecter la liberté de travailler», déclare un membre de la direction contacté ce matin. «En priorité, nous devons assurer les services scolaires puis les services privés et enfin les lignes régulières.»

Les conducteurs ont cessé le travail à l’appel des syndicats CGT et CFTC. La CGT parle d’un «mouvement massif». La direction dénombre «un tiers de salariés ayant déposé une intention de grève», et dénonce le blocage de ses dépôts. La mobilisation semble à la fois liée aux négociations salariales et aux propositions de la direction, jugées «médiocres» par la CGT, mais aussi aux conditions de travail. «Avec le renforcement des lignes en juin dernier, la direction a recruté 200 personnes, mais les bus sont vieillissants. Et la direction en a profité pour restructurer le service, ce qui nous fait perdre en rémunération», explique Jamel Benkissaou, délégué CGT. Selon la direction, 75 bus neufs doivent être mis progressivement en service d’ici septembre.

Alors que le mouvement se poursuivait, vers 15h30, plusieurs dizaine de grévistes des CIF ont envahi le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Les CIF sont en effet une filiale du Kéolis, elle-même filiale de la SNCF. Lors de cette opération coup de poing, ils ont croisé Guillaume Pépy, président de la SCNF qui se rendait à l’Assemblée nationale. Ce dernier n’a pas discuté avec eux, indiquant que «personne ne lui avait demandé d’audience».

Vers 16 heures, des policiers étaient sur place tandis que d’autres cars de grévistes de plusieurs dépôts de la région étaient attendus. Mais aux environs de 16 heures30 les manifestants ont quitté les lieux. Les forces de l’ordre restent toutefois vigilantes, craignant que la mobilisation ne déborde sur les voies du RER.

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