Centre hospitalier de Briançon : la mobilisation continue

Le Dauphiné Libéré, 13 mai 2014 :

À trois jours de la fermeture du service de réanimation, une nouvelle journée de mobilisation. Hier, entre 350 et 400 personnes ont manifesté pour défendre le centre hospitalier des Escartons à Briançon. Et l’appel à la grève lancé par les syndicats a été suivi par 30 % du personnel.

Le cortège a pris la direction de la sous-préfecture après une courte prise de parole des représentants de la CGT, de FO, de Sud Santé et de l’association citoyenne de défense de l’hôpital. Ils ont maintenu leurs positions quant aux revendications. La réouverture du service de réanimation, ainsi que l’arrêt des restructurations et le maintien du personnel soignant. Soulignant la souffrance des agents hospitaliers face aux différentes restructurations, « le personnel devient corvéable à merci. Les agents sont en souffrance, et les défendre, c’est non seulement défendre l’emploi mais défendre la continuité de la qualité des soins » note Richard Faure, représentant FO.

Gérard Fromm (PS), maire de Briançon et président du conseil de surveillance de l’hôpital ainsi que Joël Giraud (PRG), député de la circonscription, se sont également exprimés rappelant l’importance de la mobilisation. Ils sont revenus sur les avancées obtenues auprès de la ministre de la Santé Marisol Tourraine. Interpellé par une partie des manifestants sur son vote à l’Assemblée nationale en faveur du plan d’austérité présenté par le Premier ministre Manuel Valls, Joël Giraud a déploré le fait que le combat « avant tout local et territorial puisse souffrir d’une telle politisation ».

« Le mouvement risque de se durcir »

Une délégation d’une dizaine de personnes a été reçue par la sous-préfète Isabelle Sendrané. Étaient présents des élus de la majorité et de l’opposition, représentants syndicaux, et d’association civile mais aussi du personnel hospitalier dont le dernier médecin-réanimateur encore en poste au centre hospitalier.

Gérard Fromm a souligné le rôle de relais de la sous-préfète avec le gouvernement rappelant que la concertation n’a pas d’enjeu décisionnel. « La manière dont elle transmettra peut être déterminante. Ce qui compte c’est donc de montrer l’importance de la mobilisation ».

La réunion, qui a duré deux heures, « a posé les bases d’éventuelles réunions avec la ministre de la Santé, commente Guillaume Fassora (CGT). Mais le but n’est pas la “réunionite”, on a montré que la population était mobilisée. Si l’on n’obtient pas de réponses positives le mouvement risque de se durcir. Il va falloir amplifier le mouvement ».

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