Rio de Janeiro. Violences et expulsions, les tâches du Brésil

Barbarie capitaliste !

Pendant que Michel Platini, président de l’Union européenne des associations de football, réclame que les Brésiliens mettent de côté leurs problèmes sociaux jusqu’à la fin de la Coupe du monde, les autorités brésiliennes vident les bâtiments abandonnés de Rio de Janeiro et les favelas attenantes de leurs squatteurs.

435117_un-policier-securise-une-ecole-de-la-rocinha-la-plus-grande-favela-du-bresil-le-20-septembre-2012-a-rio

À 42 jours de la grand-messe du football mondial, les images en provenance du Brésil sont terrifiantes. Elles montrent des familles et des enfants expulsés et molestés.

Plusieurs médias, dont la BBC, ont reçu des clichés datant du 11 avril d’une opération d’expulsion d’un site du centre de Rio abandonné depuis plusieurs années, appartenant à une entreprise de télécommunication.

Plus de 1.500 agents ont forcé près de 5.000 personnes à quitter leur habitat de fortune, se retrouvant ainsi à la rue. Certaines familles se sont résignées à quitter pacifiquement les lieux, alors que d’autres ont décidé de résister, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre.

En réaction aux jets de pierre, les policiers ont riposté avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été blessées, dont des enfants.

Alors que les affrontements étaient en cours, les grues et tracteurs de la ville ont démoli les cabanes en bois construites autour des bâtiments forçant les résidents démunis, qui finissaient d’emballer leurs biens, à fuir.

“Les policiers sont venus tout casser. Je pleure parce que je n’ai nulle part où aller. Je n’ai pas de place pour vivre.” Drielo Almeida, un squatteur explusé.

Bon nombre des personnes expulsées migrent de squats en favelas de Rio de Janeiro, depuis le début de l’année et la multiplication des opérations d’expulsions dans toutes les régions brésiliennes. Les autorités municipales assurent que l’aide de travailleurs sociaux a été proposée aux familles sans abri. Cependant, aucune offre de relogement n’a été faite auprès des familles interrogées par Globo.

Cinq bus brûlés dans la nuit de lundi à mardi

Cinq bus ont été incendiés par une vingtaine de personnes, lundi soir, dans une favela du nord de Rio de Janeiro, après la mort d’un jeune, lors d’un échange de tirs entre forces de l’ordre et criminels, selon la télévision Globo. Ce jeune de 17 ans était impliqué dans un trafic de drogue, selon la police. Les autorités sont intraitables, depuis le début de l’année, avec les trafiquants, afin de reprendre le contrôle des favelas cariocas en vue de sécuriser les sept matchs qui se dérouleront à Rio lors de la Coupe du monde.

Les forces de l'ordre brésiliennes ont utilisé tous les moyens pour mener à bien leur opération d'expulsion. /AP

Les forces de l’ordre brésiliennes ont utilisé tous les moyens pour mener à bien leur opération d’expulsion. /AP

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes afin de convaincre les derniers récalcitrants. /AP

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes afin de convaincre les derniers récalcitrants. /AP

Les contestataires, qui ont participé à des jets de pierres, traités en conséquence par les policiers de Rio. /AP

Les contestataires, qui ont participé à des jets de pierres, traités en conséquence par les policiers de Rio. /AP

Pendant l'opération de police, certaines scènes font froid dans le dos, rappelant les images de répression de régimes dictatoriaux. /AP

Pendant l’opération de police, certaines scènes font froid dans le dos, rappelant les images de répression de régimes dictatoriaux. /AP

Des familles entières vont être obligées de trouver un nouveau toit. /AP

Des familles entières vont être obligées de trouver un nouveau toit. /AP

De nombreuses familles ont vidé les lieux, résignées et sans volonté de protestation. /AP

De nombreuses familles ont vidé les lieux, résignées et sans volonté de protestation. /AP

Parmi les personnes blessées durant l'opération, certains ne sont que des enfants. /AP

Parmi les personnes blessées durant l’opération, certains ne sont que des enfants. /AP

Pour se protéger des assourdissantes grenades et des gaz lacrymogènes tirés par la police, des habitants se cachent où ils peuvent. /AP

Pour se protéger des assourdissantes grenades et des gaz lacrymogènes tirés par la police, des habitants se cachent où ils peuvent. /AP

 

Publicités

Une réponse à “Rio de Janeiro. Violences et expulsions, les tâches du Brésil

  1. Pingback: Mac-Do, coca et foot? | Liberté, Égalité, Fraternité, Décroissance

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s