Gattaz n’est pas le bienvenu à Besançon

Gattaz, président du MEDEF, celui qui, avec un revenu de 125 millions d’euros estimés pour 2013, se permet de s’en prendre au SMIC, était ce 23 avril en visite à Besançon. Invité par le MEDEF pour une conférence de presse à la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Collectif des Intermittents et Précaires, rejoints par d’autres travailleurs et quelques étudiants, avait organisé rapidement une manifestation pour l’accueillir. La manifestation, décidée hier en soirée par l’assemblée générale des intermittents, a réunit une centaine de personnes.

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Arrivés sur les lieux un peu après 14 heures, Gattaz ne devait arriver qu’à 15 h 30. Le secrétaire général de la préfecture a tenté de faire partir la manifestation en proposant qu’une délégation soit reçue par un membre du MEDEF local. Cette proposition a été rejetée et nous avons attendu la venue de Gattaz.

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A 15 h 30, Gattaz n’était toujours pas arrivé. Le responsable départemental du MEDEF a proposé une discussion avec les intermittents présents, faisant tout un blabla sur l’importance de la culture pour le rayonnement du pays. Des intermittents ont fait remarquer que leur statut était nécessaire de par la précarité de leurs métiers. Un camarade a interpellé le représentant du patronat pour dénoncer les attaques incessantes du patronat contre les travailleurs et les chômeurs, les provocations comme les attaques contre le SMIC et qu’il faut espérer un véritable coup de colère contre le patronat. Peu après, on a entendu que Gattaz se dirigerait vers la porte principale… on a couru dans cette direction, quand une voiture de luxe escortée par la maréchaussée s’est dirigée vers une plus petite porte. Nous avons couru dans cette direction… pour apprendre ensuite que Gattaz avait profité de cette manoeuvre de diversion pour entrer, en courant, par la grande porte.

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Voilà donc comment celui qui fait le fanfaron devant les caméras pour s’en prendre au SMIC et aux droits des travailleurs se précipite… pour n’avoir pas à répondre de ses actes et de ses discours devant une centaine de travailleurs. Le jour où le monde du travail exprimera vraiment sa colère, il devra courir encore bien plus vite.

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Avant de partir, nous sommes encore restés un moment à scander des slogans et à faire du bruit devant les portes de la CCI protégées par les forces de police.

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