Discrimination salariale homme-femme dans une agence immobilière de Calais

Une ancienne salariée d’une agence immobilière de Calais poursuit son ex-employeur devant le conseil de prud’hommes pour discrimination salariale parce qu’elle est une femme. 

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Une ancienne salariée d’une agence immobilière de Calais poursuit son ex-employeur devant le conseil de prud’hommes. Elle lui reproche une discrimination salariale simplement du fait d’être une femme. « On ne peut pas être égalitariste à tout va », prévient Me Karl Vandamme. L’avocat défend une société immobilière.
Elle est poursuivie par une ancienne salariée devant le conseil de prud’hommes. Elle reproche à son ancien employeur un traitement de salaire inégalitaire avec son collègue.
Pour la demandeuse l’origine de cette inégalité ne fait aucun doute : elle est sexiste.
BTS contre DUT 

« Madame a démissionné suite à cette inégalité de traitement », explique Jean-Luc Derouette, délégué syndical ouvrier qui soutient la plaignante : « Ses bilans comportementaux et professionnels sont irréprochables. » L’écart de salaire est de 200 euros et s’amenuisera jusqu’à 130 euros. « Rien ne le justifie, poursuit Jean-Luc Derouette.
Les deux collègues avaient des responsabilités identiques et des formations similaires» Ce que conteste Me Karl Vandamme : « Monsieur est titulaire d’un DUT gestion des entreprises et administrations (bac +  2, NDLR) et de plusieurs certifications professionnelles. Lorsqu’il a été embauché il avait quinze ans d’expérience à la Cristallerie d’Arques.
– Moi j’ai un BTS comptabilité et gestion des entreprises (également bac + 2, NDLR) et treize années d’expérience dans l’immobilier !
 » rétorque la plaignante.

Depuis 1983 l’égalité homme-femme est obligatoire, y compris du point de vue de la rémunération : à responsabilité égale, salaire égal.

70 immeubles contre 39 

Me Karl Vandamme argue que les responsabilités des deux collègues n’étaient pas les mêmes :« Madame gérait une copropriété de quinze lots et monsieur une copropriété de 26 lots.
– J’ai accepté de devenir syndic de propriété en 2009
, décrit la demanderesse (elle avait été embauchée en 2008 comme comptable de copropriété). J’avais 70 immeubles en gérance de copropriété et mon collègue 39. Ça signifiait 70 assemblées générales par an et 70 conseils syndicaux par an contre 39 et 39 pour mon collègue. »

La plaignante réclame 7 000 euros de rappel de salaires et 3 000 euros au titre du préjudice moral.

Le conseil a mis sa décision en délibéré. Elle sera connue fin juin.

http://www.nordlittoral.fr/fait-divers-justice/discrimination-salariale-homme-femme-dans-une-agence-ia0b0n99121

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