Menaces sur les instances représentatives du personnel

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Pas un jour sans que l’on prenne connaissance de nouvelles attaques contre la classe ouvrière de la part du gouvernement Valls. Attaques contre nos salaires avec l’ignoble campagne contre le « coût du travail », où, de plus en plus ouvertement politiciens et grands bourgeois remettent en cause le SMIC, attaques contre les APL, facture rétroactive d’EDF et autres hausses des prix qui grèvent violemment le budget des familles ouvrières, etc…

Vendredi 11 avril, suite à une rencontre avec la GPME, Valls s’est prononcé pour une remise en cause des seuils permettant la représentation des salariés. Car à entendre les patrons, qu’à partir de 11 salariés, les travailleurs puissent élire un délégué du personnel, qu’à partir de 50, il puisse y avoir un CE, un CHSCT et un délégué syndical, c’est déjà bien trop ! Se félicitant de la rencontre avec Valls, le secrétaire général de la CGPME a déclaré : « Nous avons compris que le gouvernement réfléchissait à neutraliser le seuil des onze salariés : l’atteindre n’emporterait plus de conséquences ». Pire, certains bureaucrates syndicaux, ont déjà annoncé qu’ils étaient prêts à discuter de la remise en cause de ces droits syndicaux. La CFTC a d’ores et déjà déclaré : « Nous sommes ouverts pour faire bouger les seuils si cela crée des emplois et qu’on peut vérifier ces engagements », et elle devrait être suivie par la CFDT et la CGC.

Pour les communistes, rien ne saurait remplacer la mobilisation des travailleurs. Sans mobilisation, le meilleur des délégués ne peut guère obtenir d’avancées. Mais ces instances, comme les DP, le CHSCT ou le Délégué Syndical sont des outils qui peuvent aider à la mobilisation et à la résistance des salariés, peuvent au moins bloquer certains projets patronaux, protéger des militants combatifs, etc. Et au delà des droits syndicaux, les patrons souhaitent aussi mettre fin à certaines obligations comme, pour les entreprises de plus de 50 salariés, celle de verser de la participation et de faire un plan social en cas de suppression de postes supérieure à dix.

Patronat et gouvernement travaillent main dans la main pour liquider un à un tous les droits et toutes les conquêtes de la classe ouvrière. D’un côté, ils s’en prennent à nos salaires, nos emplois, nos conditions de travail, et de l’autre ils tentent de nous museler et de supprimer les droits syndicaux qui peuvent contribuer à résister à leurs attaques.

Chaque jour, le gouvernement Valls montre son vrai visage, celui de serviteurs du patronat, celui d’un gouvernement de combat contre les travailleurs.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s