PSA : Retour dans la course… aux profits, contre les salaires et l’emploi !

Tract CGT PSA, 14 avril 2014 :

« Back in the race»
Retour dans la course… aux profits
Contre les salaires et l’emploi !

La direction PSA a présenté ce matin au Comité de liaison du Comité de Groupe Européen la feuille de route fixée par M. TAVARES, nouveau PDG pour les prochaines années.

Confirmation des choix catastrophiques de VARIN

Certes M. Tavares reconnait implicitement que la situation de PSA est en grande partie liée à la politique de globalisation à outrance menée à marche forcée par son prédécesseur, M. Varin. Il reconnait que les aventures en Russie et en Amérique latine sont des gouffres financiers et qu’il y a lieu de revoir la stratégie du groupe dans ces pays, avec un plus grand souci des attentes des clients.

Certes, M. Tavares insiste sur la nécessité d’investir dans l’innovation (chaine de traction 4×4 et hybride rechargeable), ce qui est une condamnation des politiques de rachat d’actions et de dividendes menée par la famille Peugeot de 1999 à 2011 qui ont couté 6 milliards à l’entreprise en pure perte.

Mais la feuille de route de M. Tavares n’est cependant pas de nature à rassurer les salariés, bien au contraire.

Le « CASH » contre l’emploi

Avec un certain cynisme, il met au premier plan le retour de cash pour les actionnaires « Cash is king » et ne dissimule pas sa volonté pour atteindre ces objectifs financiers de poursuivre la casse de l’emploi en France.

Menaces confirmées sur la RetD

La priorité donnée à la Chine et à l’Asie ne se limite pas à la production avec le projet d’une usine supplémentaire. Elle aura des répercussions importantes sur l’emploi qualifié en France puisque M. Tavares prévoit de délocaliser une partie de la R&D dans un centre d’études commun avec Dong Feng au détriment des sites actuels de Vélizy, La Garenne et Sochaux.

Moins de voitures mais plus chères

Le choix de réduire le nombre de modèles, de développer la marque DS, comme celui d’augmenter les prix des « Peugeot » est le choix de privilégier la marge sur le volume : La production de véhicules DS inscrits dans le luxe et donc à diffusion plus restreinte en Europe risque fort de ne pas compenser l’impact qui en résultera sur la marque Citroën, privée d’une bonne part de ce qui a fait sa renommée.

Les modèles d’entrée de gamme fabriqués ailleurs

M. Tavares ne cache pas sa volonté de poursuivre la délocalisation de la production du segment B (véhicules de type C3, 208), qui a déjà couté la fermeture du site d’Aulnay et qui se traduira, si M. Tavares atteint ses objectifs par la fermeture d’une chaine de montage à Poissy, et d’une chaîne de montage à Mulhouse. Quant à l’usine de Rennes, elle est passée de 12000 salariés il y a 10 ans à 3900 maintenant !

Abandon du projet de boite de vitesses à double embrayage

Alors même que l’augmentation de capital donne des marges de manœuvre, M. Tavares confirme le choix de ne pas fabriquer la nouvelle génération de boite de vitesses à double embrayage, alors qu’à l’horizon 2020 elle équipera la moitié des véhicules produits. Cette décision, si elle n’est pas revue, signifie la mort à terme d’une des deux usines de boites de vitesses de PSA (Valenciennes ou Metz-Borny).

Fournisseurs et prestataires mis à mal

Dans son plan d’économie, M. Tavares fixe l’objectif de « doubler le sourcing low-cost d’ici 2020 ». Les fournisseurs et prestataires (y compris pour les études) seront choisis dans les pays à bas coût au détriment de la filière automobile dans nos régions.

Attaques sur les salaires et l’emploi confirmées

M. Tavares affirme son intention d’appliquer toutes les dispositions néfastes du Nouveau Contrat Social en matière de blocage de salaire, de flexibilité à outrance, et de réduction d’emplois.

Enfin, M. Tavares fixe l’objectif, tant par la casse de l’emploi que par le blocage des salaires de ramener la masse salariale de 15,1 % à 12,5 % du chiffre d’affaire d’ici 2016.

La CGT constate donc que la feuille de route de M. Tavares, sous couvert d’objectifs principalement financiers représente un nouveau pas de la direction PSA contre les salaires et l’emploi.

La CGT appelle les salariés à rester mobilisés contre l’application du Nouveau Contrat Social.

Si le gouvernement se préoccupait de l’avenir des emplois dans l’Automobile, il ne cautionnerait pas cela, il refuserait que les 800 millions de l’Etat servent à supprimer des emplois pour maintenir le « cash » de PSA.

Mais autant demander du lait à un bouc. On ne peut compter que sur notre mobilisation pour défendre notre peau.

le 14 avril 2014

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