Les employés de Lunch Garden partent en grève

Belga, 8 avril 2014 :

Le front commun syndical (CNE, Setca et leurs équivalents flamands) a annoncé mardi à l’issue du conseil d’entreprise de Lunch Garden avoir déposé un préavis de grève. Les syndicats veulent ainsi protester contre les « exigences déraisonnables » mises sur la table par la direction, indiquent-ils dans un communiqué. Les négociations sont dès lors au point mort.

La direction de la chaîne de restaurants avait annoncé en mars passé la mise en place d’un nouveau plan d’entreprise, générant « de lourdes conséquences sur les conditions de travail du personnel », selon les syndicats. Ceux-ci fustigent aujourd’hui la décision prise par la direction de résilier tous les accords conclus depuis 1976. Les travailleurs de l’enseigne perdront ainsi les pauses repas rémunérées, les primes pour les ouvertures tardives ou encore les repas gratuits.

Les syndicats déplorent d’autant plus cette décision que les travailleurs ont accepté de sacrifier l’équivalent de 500 euros annuels depuis 2009 pour assurer l’avenir de leur emploi, indiquent-ils.

Les organisations syndicales ont dès lors déposé un préavis de grève couvrant « toutes les actions dans les différents sièges ». Les syndicats espèrent néanmoins qu’ils seront à nouveau conviés à la négociation par la direction et que celle-ci apportera des « propositions raisonnables »

La direction dit vouloir garantir la sécurité d’emploi

La direction de la chaîne de restaurants Lunch Garden a réagi par voie de communiqué mardi à la rupture des négociations avec les syndicats. Elle précise vouloir garantir la sécurité d’emploi et assurer la compétitivité de la marque, tout en regrettant le refus de dialoguer des syndicats.

La direction regrette cette attitude et renvoie la balle aux syndicats. Elle précise avoir décidé de supprimer des avantages historiques qui ne concernent que 12% des travailleurs, mais pour lesquels les frais salariaux sont supérieurs de 50% par rapport à la moyenne du secteur.

Lunch Garden ajoute avoir investi 50 millions d’euros dans ses 72 restaurants depuis 2010, mais cela s’est avéré insuffisant en raison de la crise économique, du changement des habitudes alimentaires des consommateurs ainsi que de certains désavantages structurels par rapport à la concurrence.

Affirmant vouloir garantir la sécurité d’emploi de ses quelque 1.300 employés, la direction envisage de nouvelles mesures en essayant d’éviter les licenciements secs, notamment en élargissant les horaires d’ouverture de ses établissements et en rendant le travail flexible. « La direction est d’accord de négocier à condition que (…) la compétitivité de Lunch Garden soit garantie et que ces négociations se déroulent dans un planning strict. Les syndicats ayant refusé de négocier, la direction n’avait malheureusement pas d’autre choix que de dénoncer les CCT existantes », indique-t-elle dans un communiqué.

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