Archives quotidiennes : 08/04/2014

Trois Chinoises sans-papiers en grève à Paris obtiennent un titre de séjour

Le Monde, 8 avril 2014 :

Elles auront finalement eu gain de cause. Trois des quatre employées chinoises sans-papiers qui occupaient leur onglerie du quartier « afro », à Paris, depuis début février, ont obtenu, le 3 avril, un titre de séjour de la part de la préfecture de Paris (Le Monde du 24 mars). La quatrième employée et un jeune Chinois de 23 ans qui travaillait aussi dans le salon attendent encore qu’on statue sur leur sort. Une demi-victoire pour la CGT qui les soutenait, mais un signal politique sensible alors que Manuel Valls vient de quitter le ministère de l’intérieur, laissant la place à Bernard Cazeneuve.

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Les quatre Chinoises employées au noir s’étaient mises en « grève » contre leur patron qui refusait de les payer depuis décembre 2013. Depuis, elles occupaient nuit et jour leur salon. Elles avaient été rejointes dans leur mouvement par deux coiffeuses africaines qui travaillaient pour le même patron. Inquiet, le propriétaire avait fini par se volatiliser, leur laissant les clés de l’établissement et les clientes les plus fidèles.

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Coût du travail : Valls répond aux revendications du Medef

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A l’occasion de son discours de politique générale, Manuel Valls a présenté, mardi 8 avril, une baisse du coût du travail conforme aux attentes du patronat. En confirmant le maintien des vingt milliards du crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) et l’ajout de dix milliards d’euros de baisses de charges aussi bien sur les bas salaires que sur les salaires plus éléves, il répond aux revendications du Medef.

L’organisation patronale plaidait en effet depuis plusieurs semaines pour que les nouveaux allègements ne concernent pas uniquement les bas salaires, qui créent davantage d’emplois mais bénéficient aussi aux entreprises exportatrices, où les salaires sont souvent plus élevés. « Je refuse d’opposer l’effort pour les emplois les moins qualifiés – dont nous avons besoin – et celui pour les emplois qualifiés qui font notre compétitivité – notamment dans l’industrie », a expliqué le premier ministre.

POUR LES BAS SALAIRES Lire la suite

Le JT de 20h de France 2 interrompu par des intermittents

Une trentaine de personnes se sont introduites mardi soir sur le plateau du journal de 20 heures de France 2. David Pujadas a été contraint de rendre l’antenne en direct.

Le plateau du JT de France 2 envahi le 8 avril 2014. Capture d'écran France 2 / Twitter En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/medias/video-le-jt-de-20h-de-france-2-interrompu-par-des-intermittents_1507197.html#SGlG1EAvKdICjQd2.99

Le plateau du JT de France 2 envahi le 8 avril 2014.
Capture d’écran France 2 / Twitter

Alors qu’il approchait de la fin de son journal, David Pujadas, le présentateur du 20 heures de France 2, a vu arriver ce mardi une trentaine de personnes sur son plateau.

Les manifestants, munis de pancartes ont réclamé des mesures en faveur des intermittents et plus particulièrement dénoncé les conditions de l’accord sur l’assurance-chômage signée le mois dernier. Ils ont distribué un tract au nom du Comité des intermittents et précaires.  Lire la suite

Houplines: les grévistes d’Hacot&Colombier SA assignés au TGI de Lille

La Voix du Nord, 8 avril 2014 :

En grève depuis le 3 avril, les salariés d’H&C SA s’attendaient ce mardi à quelques avancées, puisque la direction de la holding souhaitait voir les représentants du personnel. Et que l’administrateur judiciaire, Me Mercier, avait annoncé sa visite.

Réunion il y a eu, et face-à-face en soirée devant les grilles de l’usine entre les grévistes et Me Mercier. Mais en prime, les salariés ont surtout eu droit à un passage de l’huissier qui a relevé les identités de tous les présents pour mieux les assigner, ce mercredi après-midi, devant le tribunal de grande instance (TGI) de Lille. La procédure en référé d’heure en heure a été lancée par la direction de la holding H&C Réunis qui avance un « trouble manifestement illicite », une entrave à « la liberté du commerce et de l’industrie » et au « droit de propriété », un manque en chiffre d’affaires de l’ordre de 425 000 euros, etc. et réclame le déblocage du site. « Une façon un peu bizarre de voir la négociation sociale », relève Armando Barata, délégué syndical.

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Demain grève générale et « intifada populaire » au Liban

L’Orient le Jour, 8 avril 2014 :

Alors qu’une nouvelle réunion des commissions parlementaires mixtes consacrée à l’examen du financement de la nouvelle grille des salaires s’est achevée mardi sans nouvelle décision, le Comité de coordination syndicale (CCS) a lancé une « intifada populaire » et a annoncé que demain mercredi sera une journée de grève générale.

« Au peuple libanais nous disons que le 9 avril sera la journée de notre réponse à la nonchalance des commissions parlementaires mixtes », a lancé le président du CCS, Hanna Gharib, lors d’une conférence de presse, appelant à une participation massive aux manifestations qui seront organisées demain dans toutes les régions libanaises « jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause ».

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Grève reconduite chez Dagard à Boussac

France 3 Limousin, 8 avril 2014 :

Aujourd’hui 170 salariés de l’entreprise basée en Creuse étaient en grève pour le quatrième jour consécutif.

Ce mardi, pratiquement aucune avancée si ce n’est un chèque de 30 euros annuel ( prime carburant). La direction avait déjà proposé au personnel une augmentation de salaire de 36 euros brut. Or les manifestants réclament 100 euros nets en plus par mois. L’ usine Dagard est spécialisée dans la fabrication de chambres froides et de plateaux techniques pour les hôpitaux.

Les employés de Lunch Garden partent en grève

Belga, 8 avril 2014 :

Le front commun syndical (CNE, Setca et leurs équivalents flamands) a annoncé mardi à l’issue du conseil d’entreprise de Lunch Garden avoir déposé un préavis de grève. Les syndicats veulent ainsi protester contre les « exigences déraisonnables » mises sur la table par la direction, indiquent-ils dans un communiqué. Les négociations sont dès lors au point mort.

La direction de la chaîne de restaurants avait annoncé en mars passé la mise en place d’un nouveau plan d’entreprise, générant « de lourdes conséquences sur les conditions de travail du personnel », selon les syndicats. Ceux-ci fustigent aujourd’hui la décision prise par la direction de résilier tous les accords conclus depuis 1976. Les travailleurs de l’enseigne perdront ainsi les pauses repas rémunérées, les primes pour les ouvertures tardives ou encore les repas gratuits.

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