Archives quotidiennes : 06/04/2014

Montauban : Les CRS chargent les ouvriers en grève

La Dépêche, 6 avril 2014 :

Le conflit chez Nutribio où rappelons-le les salariés sont engagés depuis 10 jours dans un mouvement de revalorisation salariale avec le soutien de la CGT a vécu au cours de la nuit de vendredi à samedi un épisode «violent» de l’avis même de la trentaine de salariés présents cette nuit-là. Alors qu’une dizaine de camions attendait de pénétrer sur le site en bordure du Tescou, le piquet de grève tenait bon malgré quelques tentatives externes pour désamorcer le mouvement. Tout s’accélérait finalement vers 3 heures du matin lorsqu’une cinquantaine de CRS requis par la préfecture recevaient l’ordre de charger. Ce qu’ils firent sans état d’âmes, dégageant après les sommations d’usage, le passage pour les camions-citernes en attente. Un épisode très mal vécu par les grévistes qui hier restaient présents à l’entrée du site.

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France / Rwanda : Génocide et complicité

La puissance impérialiste qu’est la France refuse toujours de reconnaître son rôle dans le génocide au Rwanda. Cristiane Taubira devait représenter la France lors des commémorations du génocide, lundi 7 avril. Mais suite aux déclarations du chef de l’État rwandais, Paul Kagamé, dans Jeune Afrique, la France a décidé d’annuler sa participation à ces cérémonies, attendues et préparées de longue date à Kigali.

Paul Kagamé a évoqué dans une interview à Jeune Afrique le rôle de l’Etat français dans le génocide : « Les puissances occidentales aimeraient que le Rwanda soit un pays ordinaire, comme si rien ne s’était passé, ce qui présenterait l’avantage de faire oublier leurs propres responsabilités, mais c’est impossible. Prenez le cas de la France. Vingt ans après, le seul reproche admissible à ses yeux est celui de ne pas en avoir fait assez pour sauver des vies pendant le génocide », nous a-t-il déclaré le 27 mars dernier. « C’est un fait, mais cela masque l’essentiel : le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même. » Paul Kagamé estime également que la responsabilité des soldats français va plus loin que ce que la France a toujours admis. « Interrogez les rescapés du massacre de Bisesero en juin 1994 et ils vous diront ce que les soldats français de l’opération Turquoise y ont fait. Complices certes, à Bisesero comme dans toute la zone dite ‘humanitaire sûre’, mais aussi acteurs. »

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Allemagne : Un salaire minimum de dilettante

Courrier International, 4 avril 2014 :

La droite chrétienne-démocrate (CDU-CSU) et les organisations patronales ont atteint leur objectif : détricoter le salaire minimum légal [qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015]. Voilà que les chômeurs de longue durée sont à leur tour [à l’instar des jeunes sans qualification de moins de 18 ans et des stagiaires préparant leur entrée dans le monde du travail] exclus du salaire horaire à 8,50 euros. Une preuve d’amateurisme sur le front de la politique du marché du travail.

Un allongement artificiel des périodes de chômage

En effet, les entreprises seront tentées de limiter l’embauche d’un chômeur à six mois seulement : si celui-ci fait valoir ses droits au salaire horaire de 8,50 euros passé ce délai, il pourra être remercié le plus simplement du monde pour être remplacé par un autre chômeur. Et ce n’est pas noircir le tableau.

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Colère à Bejaïa contre Bouteflika

Alors Bouteflika se présente à un quatrième mandat, la population de Bejaïa, en Kabylie, a manifesté samedi son rejet du système en place et a réussi à faire annuler un meeting électoral animé par Abdelmalek Sellal, ex-premier ministre et directeur de campagne de Bouteflika. Il devait s’agir d’un meeting « privé » où seuls les invités et les journalistes peuvent accéder. Des barrières avaient été installées autour de l’esplanade de la maison de la culture et d’autres à l’entrée principale pour filtrer les entrées.

Samedi matin, des centaines de jeunes de Bejaïa ont investi le carrefour d’Amriw et la maison de la culture Taos Amrouche pour empêcher le meeting de Sellal, ex- Premier Ministre et directeur de campagne de Bouteflika. Les manifestants scandaient des slogans comme « Y en a marre de ce pouvoir » et « Pouvoir assassin ! ». Les manifestants ont tenté de forcer les barrières pour pénétrer dans la salle mais ils ont été repoussés par la police.

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Manifestation anti-Le Pen à Gap

Le Dauphiné Libéré, 6 avril 2014 :

Alors que Jean-Marie Le Pen est en campagne à Gap pour les européennes ce samedi, ils étaient environ 350, banderoles et drapeaux à la main, avec mégaphone, instruments et slogans, pour faire du bruit. Le but ? « Que Jean-Marie Le Pen et le FN ne se sentent pas chez eux ici. »