Forte mobilisation au Havre contre la répression antisyndicale

Au moins 5.000 travailleuses et travailleurs ont manifesté en fin de matinée au Havre contre la répression anti-syndicale à l’appel de la CGT et de syndicats SUD-Solidaires.

LeHa1

L’Humanité, 31 mars 2014 :

Plusieurs milliers de manifestants CGT étaient aux côté de Thierry Lepaon ce lundi devant le palais de justice du Havre, pour réclamer la relaxe de 4 syndicalistes.

Dans l’attente du délibéré prévu pour cet après-midi, une importante manifestation se tient depuis ce lundi matin. Plusieurs milliers de militants de la CGT sont rassemblés devant le palais de justice du Havre, en présence du secrétaire général de la confédération, Thierry Lepaon. Un important dispositif policier, avec des gendarmes mobiles et des CRS, bouclent entièrement les abords du palais de justice.

« Quand on voit ces réquisitions, quand on voit comment le gouvernement est dur avec les faibles et faible avec les durs, je pense qu’il faut montrer que l’action syndicale a toute sa place dans ce pays », a déclaré Thierry Lepaon à France 3.

Le tribunal correctionnel devrait rendre son jugement ce lundi sur le cas de quatre responsables de l’union syndicale havraise CGT qui encourent des peines de prison avec ou sans sursis et des amendes pour deux affaires distinctes. La première affaire remonte à septembre 2013. Lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, des militants avaient collé des affiches sur les vitres de la permanence de la députée socialiste Catherine Troallic, qu’ils veulaient convaincre de ne pas voter une réforme à laquelle elle se disait opposée sous Sarkozy… Se heurtant à un refus de dialoguer, ils collent des affiches sur les vitres du local et dévissent sa plaque de députée. Pour ces actes, le parquet a réclamé en février dernier une peine de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour « vol et recel ».

La seconde affaire concerne des faits qui se sont produits en janvier dernier lors d’un conflit social à la société de courtage en assurance SPB. Un huissier venu prendre des photos aurait, selon l’accusation, été bousculé et ses dossiers jetés dans le feu qui avait été allumé par les syndicalistes. Là encore, difficile de démêler les faits. Les protagonistes s’accusent mutuellement de provocation et de bousculade. L’huissier contredit à la barre ses propres déclarations lors de l’enquête, et celle de la DRH de SPB à propos de la personne qui a mis sa pochette au feu. Ce qui n’a pas arrêté le parquet qui a réclamé 6 mois de prison ferme et 500 euros d’amende.

Dans un communiqué récent, la centrale syndicale avait réclamé trois lois: « une loi d’amnistie », « une loi pour renforcer la protection des militants syndicaux et associatifs qui agissent dans le cadre d’actions collectives » et une « loi pour supprimer de la liste du fichier des prélèvements génétiques, tous les militants syndicaux et associatifs interpellés dans le cadre d’actions collectives ».

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