95% d’ouvriers grévistes chez Vranken à Tours-sur-Marne

L’Union, 28 mars 2014 :

Les ouvriers craignent une diminution de leur intéressement et la fin de l’harmonisation salariale entre Vranken et Pommery, liés depuis 2011.

Les négociations annuelles obligatoires n’ont pas encore été entamées, mais l’ambiance est déjà tendue. « En novembre aussi, nous avions grogné », relève Noël Sainzelle, délégué syndical CGT (majoritaire) de la maison Vranken-Pommery. 95 % des 90 ouvriers du site de Tours-sur-Marne ont recommencé hier matin. « Nous sommes ressortis de la commission d’intéressement, mercredi après-midi, sans chiffres, poursuit le délégué syndical. Cela nous paraît donc impossible d’aller sans au conseil d’administration de ce jeudi soir. Tout va être validé sans que nous puissions étudier tout cela. ». La productivité de l’entreprise pourrait d’ores et déjà permettre aux ouvriers de déclencher une prime de 300 euros. « La productivité a été augmentée de 30 % cette année », assure Noël Sainzelle. Mais ce sont les résultats de l’entreprise qui permettraient d’obtenir la plus grosse somme, soit quasiment 1500 euros. « Mais nous ne savons rien et il se pourrait que ce soit la deuxième année sans intéressement, souligne l’ouvrier. La direction nous répond que l’activité économique n’est pas au rendez-vous », avance-t-il, peu convaincu.

Les salariés attendent l’harmonisation salariale

Mais cette grogne laisse apparaître une autre pierre d’achoppement : l’harmonisation salariale. Depuis le 1er janvier 2011, les maisons Vranken et Pommery sont liées par un contrat de location-gérance. « Nous avons à l’époque signé un accord d’harmonisation » afin que les salaires soient équivalents dans les deux maisons. À Tours-sur-Marne, le salaire moyen tourne « autour de 1800 euros brut », indique le syndicaliste. « Mais nous sommes encore loin de ce qui était prévu ! » Les ouvriers grévistes craignent qu’avec l’argument d’une faiblesse économique, l’harmonisation complète n’aboutisse pas. « Il existe une frustration de ce côté-là », assure Patrick Leroy, secrétaire général de l’intersyndicale du champagne. Hier après-midi, les ouvriers de Tours-sur-Marne ont rejoint leurs collègues rémois à la maison-mère de Vranken-Pommery. « Une réunion d’information donnera les éléments aux ouvriers rémois. Ils verront ensuite s’ils rejoignent le mouvement ou non ».

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s