Archives quotidiennes : 28/03/2014

Les élections passent, les problèmes restent

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Si les élections municipales sont réputées être le scrutin le plus proche des citoyens, alors le scrutin du 23 mars reflète la distance entre la classe politique et la population. Si l’abstention est autour de 35% à l’échelle nationale, c’est parce qu’elle est plus faible dans les petites communes, où les élus ne se distinguent guère des autres habitants, elle monte au delà de 40% dans la plupart des villes de plus de 10 000 habitants. Si l’on regarde les dix plus grandes villes de France, pas une n’a un taux d’abstention inférieur a 43% (Paris, 43,73%), et il peut franchir la barre des 50% (Lille, 52,56%). Et même dans ces villes il peut montée au delà, comme dans le 19e arrondissement de Paris (49,97%) ou le 2e arrondissement de Marseille (54 %). Ce sont dans les villes et les quartiers ouvriers que l’abstention est la plus forte, dépassant parfois 60% comme à Roubaix (61.58%). Le désaveu pour la classe politique est lisible dans ces chiffres, ainsi que le ras-le-bol de la politique gouvernementale du PS qui continue les mêmes attaques contre la classe ouvrière que Sarkozy.

Les commentateurs se contentent de déplorer l’abstention, puis en font abstraction en raisonnant sur les intentions des électeurs uniquement sur la base des chiffres exprimés – qui perdent pourtant une bonne part de leur signification. Bien sur, on ne peut nier la hausse du FN, ni surtout le changement de stratégie de l’UMP a son égard – qui, en refusant le désistement en faveur du PS, pave la voie a un bloc conservateur droite et extrême-droite, qui se dessinait déjà dans les mobilisations réactionnaires récentes et tel qu’il existe dans d’autres pays d’Europe. Par contre, la « poussée du FN » doit être relativisée par la forte abstention. Ainsi à Hénin-Beaumont où le FN a été élu dès le premier tour, il n’a obtenu que 6.000 voix sur une population de 26.600 habitants. Il convient en plus de rappeler que, malgré les promesses électorales de Hollande, une partie de l’électorat populaire, les travailleurs immigrés, est toujours privée du droit de vote.

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Caen : Des salariés de l’entrepôt Logidis (Carrefour) en grève

Près de Caen, une partie des salariés de l’entrepôt Logidis (Carrefour) ont fait grève ce vendredi, insatisfaits de la hausse de salaire proposée par la direction nationale.
Un piquet de grève a été installé à l'entrée de l'entrepôt Logidis de Carpiquet, près de Caen.© Ouest-France

Un piquet de grève a été installé à l’entrée de l’entrepôt Logidis de Carpiquet, près de Caen.© Ouest-France

À l’appel des syndicats CGT et Sud, un mouvement de grève a démarré, hier soir jeudi, dans différents entrepôts Logidis (LCM, groupe Carrefour) en France. À Carpiquet, près de Caen, un piquet de grève a été installé à l’entrée du site.

Logidis Carpiquet emploie 510 personnes. Le site dessert environ 300 supermarchés et magasins de proximité de Haute et Basse-Normandie.

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Une manifestation de soutien aux sans-papiers, samedi à La Guerche-de-Bretagne

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Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes organise une manifestation, samedi 29 mars, à 15 h, à La Guerche-de-Bretagne.

Elle partira de la mairie pour aller à la rencontre des personnes étrangères sans-papiers, assignées à résidence dans la ville.

Elle vise à « dénoncer l’expulsion en février d’une famille avec des enfants scolarisés, les assignations à résidence, ainsi que les pratiques des bailleurs privés utilisés par la préfecture ».

http://www.lejournaldevitre.fr/breves/10470-une-manifestation-de-soutien-aux-sans-papiers-samedi-a-la-guerche-de-bretagne/

Rennes : Aly, étudiant sans papier a été libéré

Aly, l’étudiant sans papier guinéen retenu depuis mardi au centre de rétention de St- Jacques a été libéré, mais il reste sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Plusieurs personnes l’ont soutenu lors de l’audience, dont Matthieu Theurier et Valérie Faucheux, candidats à Rennes.

© S.Salliou Manifestation de soutien à un étudiant sans papiers à Rennes

© S.Salliou Manifestation de soutien à un étudiant sans papiers à Rennes

Matthieu Theurier et Valérie Faucheux, têtes de liste « Changez la ville » – qui a fusionné avec la liste de Nathalie Appéré – se sont rendus au tribunal administratif pour soutenir Aly. Avant l’audience, le candidat d’EELV nous a expliqué qu’il espérait qu’Aly Touré retrouve rapidement la liberté : « il rentre dans un cadre légal, il est étudiant et ne peut être expulsé« . Il n’a pas souhaité commenter sa présence devant le Tribunal. Il faut dire que le cas d’Aly a fait coulé beaucoup d’encre cette semaine, semaine cruciale d’entre deux tours des municipales à Rennes. Finalement Aly a été libéré par le juge des libertés, car il a estimé que son arrestation était déloyale. Mais Aly reste sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Le procureur n’a pas fait pas appel.  Lire la suite

Manifestation samedi à Paris contre les expulsions locatives

Plusieurs associations et syndicats ont appelé vendredi à une manifestation samedi à Paris, pour protester contre la reprise des expulsions locatives et des coupures d’énergie pour impayés et réclamer « un logement pour tous », a constaté une journaliste de l’AFP.

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Réunis au sein de la Plateforme des logements sociaux, 24 associations et syndicats, ont dénoncé une nouvelle fois la reprise, à partir du 1er avril, des expulsions locatives, à l’issue de la trêve hivernale.

Cette trêve, qui a débuté le 1er novembre 2013, s’étend désormais jusqu’au 31 mars depuis la promulgation de la loi Alur (accès au logement et urbanisme rénové), qui l’a prolongée de 15 jours. Elle met à l’abri pendant les mois d’hiver plusieurs milliers de familles locataires menacées d’éviction pour impayés. « Nous allons manifester pour exiger l’arrêt des expulsions et des coupures de courants, et réclamer la baisse des loyers », a expliqué Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement. Lire la suite

95% d’ouvriers grévistes chez Vranken à Tours-sur-Marne

L’Union, 28 mars 2014 :

Les ouvriers craignent une diminution de leur intéressement et la fin de l’harmonisation salariale entre Vranken et Pommery, liés depuis 2011.

Les négociations annuelles obligatoires n’ont pas encore été entamées, mais l’ambiance est déjà tendue. « En novembre aussi, nous avions grogné », relève Noël Sainzelle, délégué syndical CGT (majoritaire) de la maison Vranken-Pommery. 95 % des 90 ouvriers du site de Tours-sur-Marne ont recommencé hier matin. « Nous sommes ressortis de la commission d’intéressement, mercredi après-midi, sans chiffres, poursuit le délégué syndical. Cela nous paraît donc impossible d’aller sans au conseil d’administration de ce jeudi soir. Tout va être validé sans que nous puissions étudier tout cela. ». La productivité de l’entreprise pourrait d’ores et déjà permettre aux ouvriers de déclencher une prime de 300 euros. « La productivité a été augmentée de 30 % cette année », assure Noël Sainzelle. Mais ce sont les résultats de l’entreprise qui permettraient d’obtenir la plus grosse somme, soit quasiment 1500 euros. « Mais nous ne savons rien et il se pourrait que ce soit la deuxième année sans intéressement, souligne l’ouvrier. La direction nous répond que l’activité économique n’est pas au rendez-vous », avance-t-il, peu convaincu.

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Les syndicats marocains marcheront le 6 avril à Casablanca

Maghreb Emergent, 28 mars 2014 :

Les syndicats marocains entendent obliger le gouvernement Benkirane à reprendre un  »dialogue social » qu’il a gelé en avril 2013. Leurs revendications portent sur l’amélioration des salaires et des pensions de retraite, ainsi que sur le respect des libertés syndicales.

Face au mutisme du gouvernement sur la reprise du dialogue social, trois organisations syndicales marocaines ont annoncé une marche nationale de protestation le dimanche 6 avril 2014, dans la capitale économique du royaume, Casablanca. Objectif: ramener à la table des négociations le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et examiner avec lui les questions sociales en suspens, dont une hausse du SMIG.

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