La CGT port reçue au ministère du Travail

Les agents du port ayant été exposés à l’amiante bénéficient d’une mesure de départ en retraite anticipé. Cette mesure prend en compte l’exposition jusqu’en 1996, alors que les agents ont été exposés jusqu’en 2002.

La CGT est confiante après son entrevue au ministère du Travail, mais maintient la pression sur les ministères de la santé et du budget : «Il serait injuste de mettre en balance le coût et la santé des travailleurs!»

La CGT est confiante après son entrevue au ministère du Travail, mais maintient la pression sur les ministères de la santé et du budget : «Il serait injuste de mettre en balance le coût et la santé des travailleurs!»

La CGT a réclamé, jeudi à Paris et en compagnie de Yann Capet, un nouveau décret au ministère du Travail. La délégation est ressortie confiante de l’entrevue. Si un nouveau décret est promulgué, ce sera loin d’être anodin pour les agents du port. En raison de l’accord sur les départs en retraite anticipés, justifiés par une exposition à l’amiante, certains salariés pourraient partir à la retraite dès la promulgation. Une année d’exposition donne droit à quatre mois d’anticipation. En l’occurrence, la requête de la CGT – qui est portée par d’autres organisations syndicales du port – porte sur six ans d’exposition au-delà de la limite légale de 1996, soit deux ans de droit au départ anticipé.

Jeudi, une délégation de la CGT port a été reçue au ministère du travail par deux collaborateurs du ministre Michel Sapin. Aurélien Delcloy, délégué du personnel et secrétaire adjoint du CHSCT, et David Letendard, secrétaire du CHSCT, étaient accompagnés du député Yann Capet, qui a repris ce dossier à la suite de son prédécesseur à l’Assemblée Gilles Cocquempot.
Au ministère, la CGT a prouvé qu’entre 1996 et 2002, « les agents de tous les corps de métier du port ont travaillé dans la cale de radoub, qui n’a été désamianté qu’en 2003. » La direction du port a elle-même fourni au ministère les pièces qui attestent les propos du syndicat. Du reste, la situation des salariés de Rogliano et de la Socarenam, qui ont également travaillé dans la cale de radoub, a déjà été régularisée. Du côté du port, une trentaine d’agents attendent la reconnaissance de leur exposition jusqu’en 2002.

« Ça ne peut plus se régler avec une simple circulaire, déplore Aurélien Delcloy. Il faut que ça passe par un décret. » « Et un décret, c’est plus long », poursuit le délégué Alain Merveillie, ça pourrait prendre deux à trois mois, alors que certains agents pourraient partir en retraite tout de suite compte tenu de leur exposition. » Un autre aspect du décret pourrait faire traîner les choses, selon le syndicat : « Il faut l’accord des ministères du travail, de la santé et du budget… On espère que ça va passer » observe Aurélien Delcloy.

Néanmoins, la délégation est ressortie confiante de son entretien avec les collaborateurs du ministre Sapin.

G.F., Nord Littoral, http://m.nordlittoral.fr/calais/la-cgt-port-recue-au-ministere-du-travail-ia11b0n82686

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