Archives quotidiennes : 14/03/2014

L’ONU condamne la pendaison d’une jeune iranienne mariée de force

Des experts indépendants des Nations Unies ont exprimé mercredi leur consternation face à la multiplication des exécutions en Iran, dont la récente pendaison d’une jeune femme condamnée à mort dans des conditions « très douteuses », rapporte le service d’information de l’ONU.

Farzaneh Moradi, 26 ans, mais qui avait été mariée de force à l’âge de 15 ans, a140313-Farzaneh-Moradi (1) été pendue le 4 mars dans la prison d’Ispahan après avoir été condamnée à mort pour le meurtre de son mari. Elle avait avoué le meurtre il y a six ans, mais elle a depuis expliqué que le véritable meurtrier l’avait convaincu d’avouer sous prétexte qu’une jeune mère ne serait pas exécutée. Le tribunal n’a pas accepté de prendre en compte la rétraction de l’aveu. Lire la suite

Ouganda: des pressions pour faire invalider la loi anti-homosexualité

La loi anti-homosexualité est vivement attaquée en Ouganda : des défenseurs des droits de l’homme ont réclamé, mardi 11 mars, l’annulation de la loi devant la cour constitutionnelle à Kampala. Une loi signée par le président Yoweri Museveni en février 2014 et qui durcit la répression contre les homosexuels.

Des défenseurs des droits des homosexuels apportent une pétition contre la nouvelle loi, à Kampala le 11 mars 2014.

Des défenseurs des droits des homosexuels apportent une pétition contre la nouvelle loi, à Kampala le 11 mars 2014.

Cinquante organisations ougandaises et des parlementaires ont déposé une requête exigeant le retrait de la loi qui, entre autres, interdit toute promotion de l’homosexualité et rend la dénonciation d’homosexuels affichés ou présumés obligatoire, alors que l’homosexualité était déjà passible de la prison à perpétuité en Ouganda. Lire la suite

Campus de Bordeaux : une projection attaquée par un groupe d’extrême-droite

Des mouvements d’extrême-droite ont perturbé jeudi une soirée organisée par l’Union des étudiants communistes dans le cadre de la semaine du féminisme.

Dans un amphithéâtre de la fac de lettres, deux hommes on allumé un fumigène aux cris de "honte au communisme, honte au féminisme"

Dans un amphithéâtre de la fac de lettres, deux hommes on allumé un fumigène aux cris de « honte au communisme, honte au féminisme »

La semaine du féminisme organisée par l’UEC (Union des étudiants communistes) avait déjà donné lieu sur le campus à deux soirées, dont un débat sur l’avortement. Jeudi, dans un amphi de la fac de lettres, c’était la projection de « Les femmes du bus 678 », le film égyptien de Mohamed Diab.

Sarah Chakrida, responsable de l’UEC de Bordeaux était dans la salle. Elle raconte: « On était une vingtaine, la projection était commencée depuis 20 minutes quand deux types sont entrés et ont commencé à allumer un fumigène rouge » Lire la suite

Maroc. Réintégrer les syndicalistes UMT à Total Call

Empêchons Iliad de casser du syndicat à Total Call, Maroc !

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Le 13 février 2014, le centre d’appels « Total Call » à Casablanca, a licencié cinq responsables de l’Union Marocaine du Travail (UMT).

Total Call est une filiale du groupe français de télécommunications Iliad (la maison mère de Free) dirigé par Xavier Niel, champion du libéralisme qui défraie régulièrement la chronique.

Ce licenciement intervient le lendemain de l’enregistrement officiel, en conformité avec la loi marocaine, d’un syndicat au sein de l’entreprise.

Parmi les victimes, Mostafa Berrchid, El Mehdi Nasseur, et Kamal Souker.

Le syndicat demande leur réintégration immédiate. Merci d’exprimer votre solidarité en cliquant ici

 

Muret : Grève reconductible chez les facteurs

La Dépêche, 14 mars 2014 :

À l’appel des syndicats «Sud Ptt» et CGT 70 à 80 % du personnel de distribution du courrier de la Poste des bureaux de Muret et Noé a voté la grève hier matin ; un mouvement reconductible préviennent les responsables syndicaux.

«La direction refuse de nous payer les heures supplémentaires occasionnées par la distribution des plis électoraux ; une charge de travail, intense et à exécuter dans des délais rapides» estiment les facteurs qui ne rechignent pas à travailler «à condition d’être payés à la juste valeur» insiste un postier. «Moi qui gagne 1 200 € par mois,je me passerais bien de la grève» commente un de ses collègues. Hier matin la délégation des grévistes de Muret et de Noé a rencontré André Mandement maire de Muret. Il a entendu le message, comprenant les revendications mais souhaitant par ailleurs que ces documents électoraux soient distribués au nom de la démocratie.

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Espagne : huit ans de prison requis contre des syndicalistes d’Airbus

Bastamag, 14 mars 2014 :

Huit ans et deux mois de prison, et plusieurs milliers d’euros d’amende. C’est la peine requise aujourd’hui par le ministère public de Madrid contre huit syndicalistes espagnols d’Airbus. Leur faute ? Avoir participé à la grève générale du 29 septembre 2010, destinée à protester contre les mesures d’austérité mises en place par le gouvernement espagnol. Comme dans d’autres endroits en Espagne, la manifestation et les piquets de grève organisés devant l’usine d’Airbus de Getafe, dans la banlieue de Madrid, avaient dégénéré en affrontements avec la police [1]. Trois ans et demi plus tard, huit des manifestants – comme par hasard tous des employés d’Airbus ayant occupé des responsabilités syndicales dans l’usine – se trouvent accusés d’« attentat contre l’autorité », de « blessures » et d’« attentat contre la liberté des travailleurs ».

Les syndicats espagnols récusent les accusations portées contre les « huit d’Airbus ». Ils dénoncent une tentative de répression « sans précédent depuis la dictature franquiste », qui illustre la « régression » que connaît actuellement l’Espagne sous le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy [2]. Certains se souviennent qu’il y a quarante ans, sous Franco, deux ouvriers d’Airbus à Séville avaient été condamnés à des peines de prison ferme pour des faits similaires. « Il est un peu contradictoire de revivre cette situation en période de démocratie », souligne le secrétaire général de la Fédération de l’Industrie CCOO-Andalousie, Enrique Jimenez [3].

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Jarnac : Débrayage chez Relais Colis

Sud Ouest, 14 mars 2014 :

Les dernières négociations n’ont rien donné. Les salariés ont décidé de débrayer hier, et réclament des indemnités de départ importantes.

Depuis plusieurs mois, les 20 salariés connaissent leur triste sort. L’enseigne Relais Colis, sous le giron de La Redoute, subit les aléas économiques de sa direction. L’agence charentaise vit ses derniers instants.

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18 mars dans les Deux Sèvres, Non au pacte de responsabilité

v4Communiqué de L’Union Locale CGT du Bressuirais :

L’annonce par le Président de la République d’un pacte de responsabilité au bénéfice du patronat fait grand bruit. Le président du Medef, pourtant très écouté par le pouvoir en place, fait un bras d’honneur au gouvernement en déclarant qu’en aucun cas il ne peut y avoir de contrepartie en matière d’emplois. Pire même, il pense que cette manne financière peut servir, dans certains cas, à rémunérer les actionnaires…

A la lumière des largesses déjà fortes nombreuses offertes au patronat, et dont les résultats positifs restent à démontrer, loin de créer des emplois, celles-ci ne servent que les intérêts des grands groupes financiers. Le pacte de responsabilité est dans cette logique. Lire la suite

Décision du TGI de Paris du 11 mars : un acompte sur ce que PSA doit aux salariés licenciés

Communiqué de la CGT PSA Aulnay, 11 mars 2014 :

Suite à la demande du syndicat SIA et de la CGT intervenant à titre principal, le TGI a condamné PSA à appliquer à tous les salariés l’accord de fin de grève du 17 mai 2013 signé par la CFDT et la CGT.

En effet, c’est au terme d’une grève courageuse de centaines de salariés de PSA Aulnay pendant quatre mois durant, que la direction consentait à une prime supplémentaire de 19700 €.

Dès le lendemain de la signature du protocole, la CGT et la CFDT demandait son
application à tous, sans aucune distinction.

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Résumé de la 44ème journée de grève des postiers du 92

pttInfos envoyées par un camarade :

AG départementale réussie à l’occasion de la journée de grève nationale du 13 mars

Aujourd’hui a été la journée où le plus grand nombre de postiers ont fait grève depuis le début du mouvement : plus de 200 grévistes. Le piquet de grève organisé à Boulogne a regroupé une douzaine de facteurs sur les 30 grévistes (40% de grève). Vu l’évolution du climat sur le bureau, les chefs n’ont pas osé interrompre la prise de parole organisée par les grévistes : par un travail obstiné, des centres où les AG étaient il y a quelques semaines très difficiles à tenir peuvent compter nombre significatif de grévistes, et commencer à reprendre des habitudes de lutte collective. Quant à la PFC, la grève y est majoritaire et cela confirme la dynamique « inter-métiers » de la grève. Après un nouveau piquet tôt ce matin, des colipostiers des différentes équipes ont rejoint les facteurs en grève au pied de la DOTC, ainsi que les guichetières de Rueil Jaurès, qui avaient gagné le report de leur réorg en faisant grève aux côtés des facteurs. Là, plus de 100 postiers tous métiers confondus sont allés se faire entendre au 3ème étage de la DOTC, où tous les cadres dirigeants se sont enfermés dans leurs bureaux plutôt que d’avoir à faire face aux grévistes. Avant-hier, ils prétextaient ne pas avoir reçu de proposition de protocole de fin de conflit de la part des grévistes pour justifier l’absence de RDV de négociation. Ayant reçu la proposition de compromis des grévistes par mail plus de 24h auparavant, il leur était ce matin difficile de faire autrement que de se cacher pour ne pas perdre la face…

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