Archives quotidiennes : 08/03/2014

Des femmes manifestent nues à Paris contre «l’oppression»

MANIFESTATION – Sept femmes se sont dénudées samedi devant la pyramide du Louvre, pour marquer la journée des droits des femmes. Munies de drapeaux, elles dénonçaient « l’oppression » dans le monde arabe et musulman.

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Elles ont choisi un lieu parisien très fréquenté, le parvis de la pyramide du Louvre. Samedi, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, sept femmes se sont dévêtues devant les passants et les touristes, scandant « liberté, laïcité, égalité », et affichant des drapeaux tunisien, iranien, français et arc-en-ciel.

Sur les corps de ces manifestantes, on pouvait lire des slogans tels que « game over » ou « liberté », et des inscriptions en arabe. « Personne n’a de droits sur mon corps », a quant proclamé Myriam Russel, membre des Femen. Lire la suite

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Photos de la manifestation du 8 mars à Lille

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Journée Internationale des Femmes : Une journée pour porter la voix des femmes d’Iran

Communiqué de l’Organisation de la Jeunesse Communiste (organisation de jeunesse du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran) pour le 8 mars 2014 :

Le 8 mars, Journée Internationale des Femmes, est une des dates les plus importantes et plus significatives dans le calendrier de la population d’Iran. Sous le régime islamique, toute action dans la lutte pour les droits et la liberté des femmes en Iran est une action révolutionnaire contre la base misogyne du régime islamique. Depuis qu’elle dirige l’Iran, la République Islamique se définit par son caractère patriarcal, misogyne, ségrégationniste et par un régime d’apartheid entre les sexes. Le régime islamique a utilisé le hidjab pour cacher les femmes de l’espace public et a fait des lois pour exclure les femmes de leurs droits, de leurs libertés et de la justice.

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« Stop à l’ingérence de la religion dans la vie des femmes »

Pourtant, malgré les attaques quotidiennes continuelles et les tactiques de terreur de la République Islamique, les femmes ont montré qu’elles ne veulent pas de ce régime patriarcal et misogyne. Les femmes et la jeunesse d’Iran veulent une société libre et égalitaire, sans religion. Le 8 mars représente les voix des millions de femmes et de jeunes en Iran qui veulent la fin de la République Islamique. La Journée Internationale des Femmes représente un écho au « non » des femmes d’Iran à l’obscurantisme, à l’oppression, à la misogynie et au patriarcat. Nul part la résistance à l’islamisme n’est aussi fort que dans les pays islamistes eux-mêmes. Lire la suite

Je vis avec 439 euros/mois, dans la ville la plus pauvre de France : j’ai ravalé ma fierté

Selon un sondage TNS Sofres, 80% des maires constatent une aggravation de la pauvreté dans leurs communes. À Roubaix, ville la plus pauvre de France, Marlène Pruvot vit seulement grâce au RSA, soit 439,90 euros par mois. Un calvaire dont elle ne voit pas le bout.

L'association les Restos du cœur lors de l'ouverture à Lievin dans le Pas-de-Calais (BAZIZ CHIBANE/SIPA).

L’association les Restos du cœur lors de l’ouverture à Lievin dans le Pas-de-Calais (BAZIZ CHIBANE/SIPA).

J’ai 55 ans et je ne survis que grâce au Revenu de solidarité active (RSA). Il y a deux ans je travaillais dans une usine de confiserie, mais j’ai dû arrêter car je souffre d’arthrose dégénérative. Plus jamais je ne pourrai travailler. Ma santé ne me le permet pas. Lire la suite

Rassemblement contre la guerre à Moscou

Environ 300 personnes se sont regroupées, malgré l’intoxication nationaliste par les médias gouvernementaux et les menaces de répression, le 7 mars Square Novo Pouchkine à Moscou (Новопушкинский сквер) pour dénoncer la menace de guerre en Ukraine. La banderole principale indiquait « Soldats russes, rentrez à la maison », de nombreuses personnes sont venues avec des pancartes où on pouvait lire « non à la guerre » ou « je suis pour la paix ». Une pancarte signée par la section russe du Comité pour une Internationale Ouvrière (trotskistes) faisait le lien entre la guerre et les politiques d’austérité. On pouvait y lire « Il y a de l’argent pour la guerre en Crimée, mais pas pour les jardins d’enfants ».

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Tunisie. Au-delà de la liberté acquise, la femme s’est retrouvée aliénée

Manifestation lors de la journée de la femme, le 13 août 2012, à Tunis ; leur slogan : "Ne touche pas à mes droits." (HAMMI/SIPA).

Manifestation lors de la journée de la femme, le 13 août 2012, à Tunis ; leur slogan : « Ne touche pas à mes droits. » (HAMMI/SIPA).

Par Ines Oueslati, Journaliste/ poète tunisienne, 8 mars 2014,

En cette journée des droits des femmes, journée où on glorifiera les modèles féminins de réussite, d’une certaine réussite, il serait plus légitime de glorifier les femmes combattantes malmenées par les politiques économiques en place, par une société qui les a asservies au profit de l’homme, qu’il soit père, frère ou mari.

Dans cette société ayant démocratisé le travail des femmes, l’émancipation de celles-ci a eu un visage autre que celui escompté. Nombreux sont les cas surtout parmi les classes sociales les plus défavorisées de femmes qui s’en vont travailler dans les champs, en tant qu’ouvrières d’usine ou aides ménagères, alors que leurs maris, frères ou fils passent la journée dans le café du village, attendant la paye de madame pour vivre et faire vivre leurs enfants.

Au-delà de la liberté acquise, la femme s’est donc retrouvée aliénée, asservie à cause de son propre modèle salvateur au profit de l’homme. L’important est que la femme ne soit pas qu’une image emblème de telle tendance politique ou tel modèle culturel. Le combat est quotidien et non occasionnel. Il est collectif et individuel. Cette journée du 8 mars devrait donc nous rappeler à tous que les acquis se méritent, que la liberté ne s’octroie pas par un accord présidentiel, que les droits ne sont pas qu’une affaire de législation. Tout cela se mérite, se réclame et s’arrache même, mais ne se fête pas, car rien n’est gagné, du moins au-delà de la Méditerranée.

Bavière : Pas de nazis à Deggendorf !

Le 5 mars, le NPD (parti d’extrême-droite raciste et néo-nazi) organisait un « mercredi des cendres politique » à la Brasserie « Bierhimmel » (ou Brasserie Gruber) de Deggendorf. Ce n’est pas la première fois que le tenancier de cette brasserie ouvre grand ses portes pour des meetings et autres conférences de partis ou groupuscules néo-nazis, comme le NPD ou le « Freies Netz Süd » (groupuscule qui se revendique ouvertement national-socialiste et dont plusieurs cadres étaient en lien avec le groupe terroriste « Nationalsozialistischer Untergrund » -Clandestinité National-Socialiste- coupable des meurtres de huit immigrés turcs, d’un Grec et d’une policière allemande entre 2000 et 2007).

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Affiche de l’Antifaschistische Aktion et des Falken pour la manifestation

Selon la presse, seulement une cinquantaine de personne ont participé au meeting du NPD. Par contre, à 14 heures, plus de 200 personnes par contre ont manifesté à l’appel de l’Antifaschistische Aktion et des Falken contre cette présence néo-nazie à Deggendorf. Les slogans s’en prenaient aussi à la brasserie Gruber, qui est devenu un lieu de rencontre pour l’extrême-droite locale. Ainsi, les manifestants ont scandé « Gasthof Gruber Nazischeiß, wir machen dir die Hölle heiß! » (Brasserie Gruber, merde nazie, on chauffe l’enfer pour toi !) ou « Zur Hölle mit dem Bierhimmel! » (En enfer le paradis de la bière !).

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