Châteauroux : La moitié des salariés d’Andritz en grève

La Nouvelle République, 31 janvier 2014 :

Près de 80 salariés de l’entreprise de fabrication de centrifugeuses ont débrayé, hier, suite à l’annonce d’un plan social concernant 26 postes.

L’entreprise Andritz secouée par un mouvement social ? Une situation presque exceptionnelle. En effet, la dernière grève, pour le licenciement de treize personnes, remonte à 1993.

« Nous n’avons pas l’habitude de débrayer tous les trois ou quatre matins. Nous ne sommes pas réputés pour cela », lance un salarié. Pourtant, ils étaient soixante-quinze, hier matin, à former un solide piquet de grève, devant l’entrée de leur entreprise de conception et de fabrication de centrifugeuses.

«  De résultats positifs et le coup dur  »

Ni cri, ni colère, plutôt de l’inquiétude et de l’incompréhension. « Vingt ans de résultats positifs et là, on prend un coup dur, c’est la sanction », regrette Joël Nandillon, délégué CGT. Le coup dur, c’est l’annonce d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé lundi dernier par la direction locale du groupe autrichien.

« Un plan qui porte sur le non-renouvellement de dix départs à la retraite et la suppression de seize postes et aussi un poste sur l’antenne de Saint-Martin-le-Beau en Touraine, explique Cyril Tessier, secrétaire adjoint du comité d’entreprise. Car la direction fait état d’un résultat négatif de plusieurs millions d’euros et nous dit également que les perspectives pour 2014 ne sont pas bonnes. »

Joël Nandillon et Cyril Tessier s’étonnent : « Il y a un an, il a été décidé de réorganiser la division Séparation, à laquelle nous appartenons, pour améliorer la compétitivité. On n’en voit pas les fruits ». Les représentants du personnel l’affirment avec force : « Il n’y a pas eu de discussions préalables à ce PSE, ni sur la flexibilité, ni sur le chômage partiel. C’est le couperet, aussi nous avons mandaté un cabinet d’experts pour décortiquer ce plan et dénoncer tout simplement le PSE » dont les modalités de départ restent à déterminer. Selon eux, plusieurs alternatives sont possibles : « Le groupe mondial est solide et réalise des bénéfices. Le groupe est aussi présent sur d’autres produits, l’hydro, le papier, le métal. Il y a donc des perspectives de formations ».

Les salariés d’Andritz semblent désabusés : « On vient d’embaucher un technico-commercial et d’investir 500.000 € dans un centre de recherche et développement. C’est curieux ».

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