Répression antisyndicale dans les îles Fidji

Campagne Labourstart :

Le soir du Réveillon du Nouvel An, les employés de l’Hôtel Sheraton à Fidji (une filiale du groupe Starwood) s’est mis en grève contre la suppression de leurs avantages sociaux. La direction a accepté de négocier sur leurs griefs et ils sont retournés au travail. Ce serait un conflit de travail normal, s’il ne se déroulait pas dans les îles Fidji, où la dictature militaire qui dirige le pays depuis un coup d’état en 2008, sape sans arrêt les droits syndicaux. Ainsi, malgré le fait que la direction et le syndicat ont su régler leurs différends entre eux, pacifiquement, le régime fidjien a déclaré la grève illégale et a arrêté les responsables du syndicat – ainsi que le président du syndicat national des salariés de l’industrie hôtelière, de la restauration et du tourisme, Dan Urai, qui est également président du Congrès des syndicats de Fidji.

Parmi les conditions de la libération sous caution des militants arrêtés, celle de ne pas répéter « l ‘infraction », c’est-à-dire à déclencher une nouvelle grève. En pratique, cela signifie que si les négociations ne permettent pas de résoudre le différend et le syndicat décide de tenir une autre grève avant que l’affaire soit entendue (qui pourrait prendre des mois, comme souvent à Fidji), leurs dirigeants seront envoyés immédiatement en prison.

Ce comportement du régime fidjien fait partie d’une campagne de harcèlement des militants et de violation des droits humains et syndicaux fondamentaux qui a conduit l’Organisation internationale du Travail à censurer le régime – qui a répondu en expulsant du pays, une délégation de haut niveau de l’OIT. Il est temps de dire au régime fidjien que c’en est assez, les attaques contre les droits et les libertés syndicales des travailleurs doivent cesser !

Vous pouvez également envoyer un message à la direction internationale du groupe Starwood lui demandant d’intervenir pour régler le différend et obtenir l’abandon des charges retenues contre les syndicalistes.

Il est temps que la communauté internationale sache que les promesses du régime fidjien d’un retour à la démocratie ne seront pas tenues : nous avons besoin d’une Commission d’enquête de l’OIT dans les îles Fidji et pour condamner les violations de ses conventions fondamentales.

Cliquez ici pour envoyer des messages de protestation

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