Besançon : Débrayage et rassemblement des salariés de l’ADDSEA

Mardi 21 janvier, une trentaine de salariés de l’ADDSEA se sont rassemblés devant la salle « Le Contretemps » à Besançon où la Direction Générale et le Conseil d’Administration de l’ADDSEA présentaient leurs vœux de bonnes années 2014. Mais pour nous, salariés de l’ADDSEA, l’année 2014 commence comme s’est finit l’année 2013, avec des suppressions de postes et une dégradation de nos conditions de travail qui ont des conséquences sur l’accompagnement des enfants, jeunes et adultes que nous suivons.

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En effet, l’article 1 du CPOM signé entre le Conseil Général et l’ADDSEA indique : « Ces orientations devront s’accompagner de la part de l’ADDSEA d’un effort de gestion et d’organisation à l’image de celui réalisé au sein de ses propres services par le Conseil Général et permettre la réalisation des projets nouveaux, dans le cadre des objectifs contractualisés, à moyens constants ». En clair, c’est une politique de restrictions budgétaires, une politique d’austérité, faite au détriment tant des salariés que des personnes accompagnées.

Dans les ITEP, on a déjà supprimé des places d’internats, trop chères, pour les remplacer par des places de SESSAD. Le résultat, outre des licenciements déguisés en ruptures conventionnelles, c’est un SESSAD qui ne parvient pas à se remplir alors que des enfants qui auraient besoin d’une place en ITEP se retrouvent, faute de places, dans des internats éducatifs.

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Or, avec le CPOM signé entre l’ADDSEA et le Conseil Général sur la protection de l’enfance, ce sont à nouveau 7 places d’internat pour mineurs qui doivent être supprimées avec la fermeture de l’Unité Anvers au CEA. Et pourtant, les internats sont complets, avec toujours de nouvelles demandes ! Que fera-t-on des enfants qui nous sont confiés avec ces places en moins ? Là, la réponse serait le « placement à domicile » : l’enfant est identifié comme étant en danger dans sa famille… mais reste chez ses parents, avec des visites d’un travailleur social : ça coûte moins cher qu’un internat !

Or déjà, pour des raisons de restrictions budgétaires, des manques de moyens matériels et humains, les services de Milieu Ouvert ne parviennent plus à répondre à leurs missions dans les délais. Même chose dans le secteur des adultes : Le CHRS Le Roseau doit être fermé et remplacé par des studios, sans aucun soutien collectif pour des femmes brisées par les violences conjugales.

Aussi, les syndicats CGT, CFDT, SUD et Force Ouvrière avaient appelé à un débrayage et à un rassemblement pour dénoncer les suppressions de postes et la dégradation de leurs conditions de travail.

Les salariés présents ont distribué un quatre pages (voir ici en PDF) dénonçant les conséquences des politiques d’austérité dans leurs établissements et services. Il est à noter que les syndicats CGT, CFDT, SUD et Force Ouvrière avaient demandé de pouvoir faire une courte intervention lors des voeux… ce qui a été refusé par la présidente. Par contre, le Conseil d’Administration a cru nécessaire de demander à la Préfecture une voiture de police pour nous surveiller.

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