Turquie: halte au harcèlement judiciaire à l’encontre des syndicalistes

Campagne de la Confédération Syndicale Internationale :

L’année 2014 en Turquie débute malheureusement par deux nouveaux épisodes de persécution et de harcèlement judiciaire continus à l’encontre des syndicalistes. Au cours des dernières années, des centaines de membres et de dirigeants de syndicats affiliées à la KESK ont été arrêtés, détenus, poursuivis et jugés, pour plusieurs chefs d’accusation, pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et à manifester pacifiquement.

Le 13 janvier, la première audience de l’affaire de 502 personnes – l’un des nombres les plus élevés d’accusés jamais jugés – notamment le président et le secrétaire général de la KESK, se tiendra à Ankara. Ils ont été accusés d’avoir causé des dégâts à des biens publics et de recourir à une violence inappropriée durant une grève et des manifestations les 28 et 29 mars 2012 à Ankara, qui ont pris fin à la suite d’une intervention violente par la police.

Du fait de l’offensive par la police, deux manifestants ont été gravement blessés. Une plainte a été déposée contre les agents de police pour les dommages causés par leur intervention violente mais aucune poursuite pénale n’a été engagée.

La première audience du procès contre les membres et les dirigeants de la KESK se tiendra à Istanbul les 23 et 24 janvier. Ils ont été arrêtés durant une descente de police menée le 19 février dans tout le pays. Au total, 167 personnes ont été arrêtées ce jour-là et 47 d’entre eux ont été maintenus en détention en attendant leur procès, dont 27 à Istanbul.

Une délégation syndicale internationale, composée entre autres de la CSI et de la CES, assistera aux deux audiences afin de manifester sa solidarité avec les syndicalistes turcs.

La CSI condamne fermement le harcèlement judiciaire de la part du gouvernement turc à l’encontre des syndicalistes en Turquie et dénonce l’utilisation abusive du système juridique turc par les autorités, portant atteinte au mouvement syndical et, en particulier, à la KESK.

La Turquie doit immédiatement libérer tous les membres syndicaux arrêtés, accusés de maintenir des liens infondés avec des organisations illégales, et lever toutes les interdictions de réunions et de manifestations.

La CSI exhorte, en outre, le gouvernement turc à mettre fin à la répression ciblant les syndicats, dont les membres ne font qu’exercer leurs droits syndicaux légaux, notamment la liberté syndicale et le droit d’organiser des activités syndicales pacifiques.

Agissez dès maintenant et demandez au gouvernement turc de mettre fin au harcèlement judiciaire à l’encontre des syndicalistes.

Des messages de protestation au gouvernement turc peuvent être envoyés en cliquant ici

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