Huningue : Grève à l’usine BASF

L’Alsace, 14 janvier 2014 :

La CGT a engagé une épreuve de force à l’usine BASF de Huningue en entamant, hier, une grève illimitée pour protester contre la suppression prévue de 140 emplois sur 242. Le blocage de l’usine chimique paralyse l’activité des sites voisins de Novartis, Delpharm et TFL.

Depuis hier, à 4 h 30, la rue de la Chapelle à Huningue menant à l’usine chimique BASF (ex-Ciba SC) est barrée par des palettes et des pneus en feu et une rangée de fûts métalliques. À l’appel de la CGT, syndicat majoritaire sur le site, une centaine de salariés bloquent l’usine dont la production a été totalement arrêtée. « Le premier objectif est d’empêcher, ou au moins de réduire le plus possible les licenciements envisagés », explique Jules Schneider, délégué syndical CGT.

« Les salariés sont extrêmement déterminés. On est prêt à faire grève toute la semaine s’il le faut », a-t-il déclaré hier après-midi à L’Alsace , à l’issue d’une réunion de négociation du plan de sauvetage de l’emploi. Selon la CGT, cette 8e réunion depuis l’annonce du PSE, le 22 octobre 2013, n’a abouti à « aucune avancée ».

300 000 euros pour tous

Estimant que le site est rentable, la CGT a présenté, le 10 janvier, un cahier de revendications en cas de maintien des suppressions d’emploi qui, selon le syndicat, ne sont pas motivées par des raisons strictement économiques.

La CGT réclame, notamment, un congé de reclassement de 36 mois (avec maintien de la rémunération), un dispositif de préretraite à 52 ans et une « indemnité de préjudice mora l » de 300 000 € pour tous. « Ces revendications ne sont pas farfelues et tout à fait dans les moyens du groupe BASF, qui fait des milliards d’euros de bénéfice », estime Jules Schneider.

« Nous avons du mal à comprendre cette grève », déclare, lui, le porte-parole de BASF France interrogé par L’Alsace. Il s’étonne des demandes pas « raisonnables » avancées par la CGT et qualifie le blocage du site de « regrettable ».

Trois autres sites fortement perturbés

« Ce n’est pas un atout pour le maintien d’une activité », estime-t-il en laissant entendre que cela pourrait inciter la direction générale du groupe allemand à revoir les investissements prévus pour la sauvegarde de 102 emplois à l’usine de Huningue.

Le blocage de l’usine BASF perturbe fortement l’activité des trois sites chimiques voisins de TFL, Delpharm et le Biotech de Novartis. Pas seulement en raison des difficultés d’accès mais aussi, voire surtout, du fait de l’arrêt de l’approvisionnement en vapeur assuré habituellement par l’usine BASF, où la chaudière est subitement « tombée en panne » au déclenchement de la grève.

Numéro 1 mondial de la chimie, BASF avait annoncé fin octobre l’arrêt, d’ici fin 2014, de la fabrication d’additifs à l’usine de Huningue. Une mesure s’inscrivant dans une restructuration de cette activité, en surcapacité en Europe en raison de la concurrence asiatique, et touchant 650 postes.

Une réponse à “Huningue : Grève à l’usine BASF

  1. bonjour,svp je vous numero de telephon svp.merci

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