Algérie : La contestation reprend dans l’éducation

El Watan, 14 janvier 2014 :

Le Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) opte pour la grève. Le Conseil des lycées d’Algérie appelle à une action commune.

Le Syndicat national autonome du personnel de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) annonce une grève de deux jours renouvelable à partir du 16 janvier. A l’instar des autres syndicats de l’éducation, l’Unpef et le Cnapest, le Snapest promet de hausser le ton au cours de ce deuxième trimestre. Dans un communiqué rendu public, le Snapest déplore l’absence de volonté de dialogue de la part des autorités publiques qui préfèrent «la politique de la fuite en avant». «Les différentes rencontres de concertation avec le ministère de l’Education se sont terminées en queue de poisson, dans la mesure où la plupart des revendications dépassent les prérogatives du ministère de l’Education. Le Snapest exige la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation nationale 12/240.»

Ce syndicat demande la classification des professeurs de l’enseignement secondaire en catégorie 14 au lieu de la 13. Il réclame également la promotion automatique des enseignants en poste de professeur principal et formateur en fonction de leur ancienneté. Le Snapest insiste également sur la régularisation de la situation des professeurs de l’enseignement technique (PTLT) de façon à ce qu’ils soient intégrés dans les postes de professeur de l’enseignement secondaire sans condition. Cette organisation professionnelle appelle à la promulgation de la décision relative aux postes aménagés afin de prendre en charge les cas des maladies professionnelles. Sur le plan social, le Snapest exige le quota de logements pour les enseignants.

Par ailleurs, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) met le ministère de l’Education devant ses responsabilités suite à l’échec de dialogue. «La tutelle se désengage de la plupart des revendications et avance comme argument que celles-ci sont du ressort du gouvernement», lit-on dans le communiqué du CLA. A ce titre, ce syndicat œuvre pour la mobilisation de tous les syndicats de l’éducation, «car seule garante du succès des actions à venir», estime Idir Achour, porte-parole du CLA qui lance un appel aux syndicats du secteur afin de dépasser leurs clivages et mettre en avant les intérêts communs des travailleurs de l’éducation.

Le CLA prévoit une consultation nationale, cette semaine, pour discuter du type d’actions à entreprendre. Au sujet de la tripartie renvoyée aux calandres grecques, le CLA considère également que seule l’union de tous les syndicats de la Fonction publique «peut faire pression pour le changement de la valeur du point indiciaire, l’abrogation de l’article 87 bis, l’augmentation du pouvoir d’achat et la révision du statut général de la Fonction publique». 

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