Blanzy : la CGT remporte une victoire pour le droit de grève

Le Journal de Saône-et-Loire janvier 2014 :

En décembre dernier, la CGT Michelin a gagné en cassation suite à une plainte déposée pour entrave au droit de grève. La manufacture de pneus est condamnée à verser des dommages et intérêts.

Une grande victoire de la CGT de Michelin à Blanzy. Le 17 décembre dernier, 72 plaignants portés par le syndicat, ont remporté gain de cause suite à la plainte pour entrave au droit de grève déposée en 2010 à l’issue du Plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) de 2009. « C’est une première, explique fièrement Serge Allègre, secrétaire général CGT Michelin. La cour de cassation va publier cet arrêt, qu’elle juge important ».


Lock-out de l’entreprise

En 2009, alors que le mouvement de grève s’organise pour maintenir les 477 emplois sur le site, la direction décide de fermer l’usine. Cette manœuvre appelée lock-out, a été accompagnée, selon la CGT « d’actes de dissuasion à rejoindre le mouvement de grève. »

« Des agents envoyés par la direction étaient postés en amont du piquet de grève, et demandaient aux salariés de rentrer chez eux contre versement de leur salaire », explique le secrétaire général. S’ajoute à cela une tentative « d’intimidation » avec l’envoi d’un huissier « dès la première matinée de grève ».

Jugée aux Prud’hommes en avril 2011, l’affaire est passée en appel en novembre 2011 puis en cassation en janvier 2013. La manufacture condamnée à verser des dommages et intérêts -de 190 € à plus de 525 € par salariés et 11 000 € aux dépends des articles 700-, se refuse à commenter cette décision de justice.

Prochaine plainte pour espionnage

Les batailles judiciaires se poursuivront avec une procédure aux Prud’hommes engagée suite au licenciement de 5 salariés qui avaient pris par à la séquestration de cadres de l’entreprise en 2009. Le syndicat déposera très prochainement plainte envers la direction du site et envers une personne soupçonnée d’espionnage.

« Arrivé début avril 2009 en tant que salarié Michelin en formation sécurité, Denis M. avait réussi à se faire apprécier de tous. Il mangeait avec nous, était présent aux prises de paroles lors du PSE. J’ai appris un an et demi plus tard, par un journaliste travaillant pour « Pièces à conviction », qu’il s’agissait d’un espion ». Une plainte pour atteinte à la vie privée et violation du droit d’expression syndicale va être déposée.

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