A Sotchi comme au Qatar, l’exploitation des ouvriers du bâtiment

En juin 2013, Mardiros Demertchyan, électricien sur le chantier olympique, avait réclamé à son employeur l’argent qu’on lui devait pour son travail, à la suite de quoi son contremaître l’avait accusé d’avoir volé un touret de câble, les policiers l’ont emmené au commissariat, l’ont battu, l’ont violé avec une barre halligan et l’ont fait signer un faux aveu de vol. Lorsque Mardiros a porté plainte, les policiers l’ont formellement poursuivi pour diffamation.

Sotchi

Six mois plus tard, Mardiros ne sort quasiment pas dehors, n’est plus capable de soulever sa fille de deux ans, souffre en permanence de maux de tête et bégaye lorsqu’il raconte ce qu’il a subi.

Sur cette photo, Mardiros dort avec ses quatre enfants. Sa femme était enceinte du cinquième enfant mais a provoqué une fausse couche après que son sodomisé de mari a développé un handicap.

Actuellement toute la famille n’a de moyens d’existence que la pension de retraite de la belle-mère de Mardiros, soit 5.000 roubles (110 euros). Le maître d’oeuvre du chantier olympique a arnaqué Mardiros car il n’avait aucune intention de lui verser les 27.000 roubles (600 euros) que l’électricien devait toucher.

Éléna Ratchiova, Novaïa Gazeta

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