Besançon : Les gens du voyage face aux menaces d’expulsion

Le 9 décembre, une  vingtaine de familles de gens du voyage avaient été expulsées du parking du CHAT à Besançon.Vu le manque d’emplacements pour les voyageurs sur l’agglomération, surtout depuis que le nombre de places sur l’Aire de la Malcombe est passé de 60 à 22, ces familles se sont donc installées sur le parking du Boulodrome du Rosemont, toujours dans la commune de Besançon. Il faut dire que ces familles habitent sur l’agglomération et que leurs enfants sont scolarisés à l’école du Rosemont.

Le 30 décembre en fin d’après-midi, alors que tout le monde se préparait pour le réveillon du 31, la préfecture, sur demande de la mairie, a publié un arrêté mettant en demeure les familles de quitter les lieux dans les 24 heures. La mise en demeure n’ayant alors pas été affiché sur les lieux, trois voyageurs, soutenus par l’Association Espoir et Fraternité Tsiganes de Franche-Comté, ont alors saisi le tribunal administratif pour demander l’annulation de l’arrêté.

Cette saisine du Tribunal Administratif a permis, le 31 décembre, d’éviter l’expulsion du campement, même si la police s’est alors empressée de venir afficher l’arrêté.

C’est le 2 janvier que l’audience a eu lieu au tribunal administratif de Besançon. Une dizaine de voyageurs et autant de soutiens extérieurs s’étaient déplacés pour témoigner de leur solidarité. Plaidant sur la base de la scolarité des enfants, du droit au logement et de l’attente d’une solution d’un emplacement pour ces familles (l’aire d’accueil de la Malcombe ne disposant plus que de deux places), les familles ont demandé au moins un délais à l’expulsion pour qu’une solution soit trouvée.

A l’heure où ces lignes sont écrites, nous ne connaissons pas encore la décision du tribunal. Par contre, les services de la Préfecture ont déjà fait savoir qu’il n’y aurait pas d’expulsion immédiate. Quoiqu’il en soit, pour les familles, c’est une première : d’habitude expulsées de lieu en lieu, elles ont, après avoir manifesté lors de leur expulsion le 9 décembre en bloquant la rue Jouchoux avec leurs caravanes, une nouvelle fois résisté à un arrêté d’expulsion. Et cette résistance démontre déjà que les services de l’Etat ne sont pas tout puissants !

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