A Montpellier, une rentrée sous le signe de la grève dans les trams et les bus

Menace d’une grève limitée en temps mais quotidienne. (J.-M. MART)

Menace d’une grève limitée en temps mais quotidienne. (J.-M. MART)

Un préavis a été déposé par la CGT pour un arrêt de travail 55 minutes par jour dès lundi. La direction saisit la justice.

On prend les mêmes et on recommence. Jeudi matin, le juge des référés examinera le recours de la direction de Tam contre un préavis de grève déposé le 26 décembre par la CGT. Le syndicat appelle à des interruptions de travail dans les trams et les bus chaque jour pendant 55 minutes, à partir de lundi prochain et jusqu’au 29 mars.

Appel équivalent lancé début décembre

Un appel équivalent avait été lancé au début du mois de décembre mais déclaré illicite par la justice, déjà saisie par la direction de Tam, en raison de l’absence de mention du périmètre géographique concerné par le mouvement, ce qui aurait pu occasionner des problèmes de sécurisation. Un message visiblement pris en compte par la CGT qui précise, dans son nouveau document, qu’ »en application des dispositions de l’article L2512-2 du Code du travail, le champ géographique de la grève recouvre l’ensemble du territoire des huit communes desservies par Tam, à savoir Saint-Jean-de-Védas, Juvignac, Castelnau-le-Lez, Le Crès, Jacou, Lattes, Pérols et Montpellier ».

Trafic dominical pas concerné

Pour chaque jour, le préavis détaille l’heure concernée par l’arrêt de travail. Le trafic dominical des bus et tramways n’est pas concerné par l’appel. Selon la CGT et son délégué syndical, Bernard Gotis, ce mode d’expression du mécontentement des agents permet d’éviter des désagréments trop importants pour les usagers. Il assure que le mouvement est « populaire » au sein de l’entreprise.

Revalorisation du point d’indice ?

Sur le fond, la CGT demande la revalorisation du point d’indice, une « vieille revendication » afin de rattraper le retard salarial observé avec d’autres réseaux (Nîmes et Toulouse). Mais une analyse contestée par le directeur de Tam, Jean-Luc Frizot, selon lequel les rémunérations des conducteurs ont augmenté de 10 % sur dix ans avec une inflation d’environ 6 %.

Cette menace de contentieux intervient dans un climat interne intersyndical tendu en raison du déroulement des élections professionnelles programmées le 9 janvier.

http://www.midilibre.fr/2014/01/01/rentree-sous-le-signe-de-la-greve,803205.php

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