Arrestation d’un dirigeant syndical en Corée du Sud

Yonhap, 20 décembre 2013 :

La police a procédé ce vendredi à l’arrestation d’un des leaders syndicaux, dont le nom est Koh, à la tête du mouvement de grève au sein de Korea Railroad Corp. (KORAIL) dans le cadre de l’enquête commandée par le gouvernement qui dénonce l’illégalité de la protestation prolongée. Koh a été arrêté à Daejon, à 150 km au sud de Séoul, après six jours de traque.

Cheminots coréens en grève

Plus de 6.500 employés de KORAIL poursuivent aujourd’hui leur grève pour le 12e jour consécutif, en protestation contre la décision du gouvernement de créer une filiale que les syndicats décrivent comme le premier pas vers sa privatisation, qui aurait pour conséquences une hausse des prix et des licenciements massifs.

Le dirigeant du syndicat, Kim Myung-hwan, a été le premier à avoir été arrêté jeudi dernier après que plusieurs tribunaux répartis dans le pays ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre de 25 leaders syndicaux pour avoir refusé de répondre aux convocations des procureurs.

Alors que la grève se prolonge, la direction de KORAIL a lancé un ultimatum aux grévistes, les appelants à regagner leurs postes au plus vite.

Les partis politiques rivaux ont échangé ce vendredi des remarques incisives sur le sujet lors d’une session parlementaire, le principal parti d’opposition, le Parti démocrate (PD), ayant soulevé des doutes sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à créer cette filiale. «Pourquoi le gouvernement chercherait-il à créer une filiale s’il n’a pas l’intention de la privatiser ?», a fait remarquer Moon Jae-in, député du PD et ancien candidat à l’élection présidentielle de décembre dernier.

Le gouvernement, par le biais du ministre des Finances Hyun Oh-seok, et KORAIL ont tous deux contredit le PD et nié vouloir aller vers la privatisation et ont annoncé que le capital du nouvel opérateur serait détenu à 41% par KORAIL et à 59% par des investisseurs publics, signifiant qu’aucune entreprise privée ne sera autorisée à en acheter des parts.

Le parti au pouvoir, le Parti Saenuri, a soutenu les propos du ministre, appelant le gouvernement à clarifier une nouvelle fois ses intentions de ne pas vendre les parts de la nouvelle filiale à des investisseurs privés.

Le nouveau service de trains gèrera la ligne qui relie Suseo-dong, dans la partie sud de Séoul, à la ville portuaire de Busan. Après avoir accusé plusieurs retards, le projet devrait se matérialiser en 2016.

Malgré les revendications des employés qui demandent le report de l’émission de la «licence d’Etat» pour le nouvel opérateur ferroviaire, le gouvernement a annoncé que le permis serait remis dans la journée comme prévu initialement.

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