Entraves à l’action syndicale à l’hôpital d’Auxonne

Gazette Info, 19 décembre 2013 :

Les banderoles installées aux grilles de l’hôpital d’Auxonne ont été retirées. Une manœuvre douteuse, estime Frédérique Mugnier, représentante CGT.

GazetteINFO.fr : Les banderoles qui rappelaient les revendications des salariés mobilisées ont été enlevées ce jour. Faut-il comprendre que la grève est terminée ?

Frédérique Mugnier : Elle doit être terminée pour quelques personnes, mais le problème, c’est qu’elle ne l’est pas pour les salariés. Les préavis courent jusqu’au 27 décembre.

Selon vous, qui a pu retirer ces banderoles ?

Je pense que l’on pourrait identifier la direction, Elle aurait donné des ordres pour les faire enlever. Un conseil de surveillance a eu lieu la semaine passée, où il a été dit qu’il n’y avait plus de préavis de grève et plus de grévistes. Alors même qu’il y a des grévistes tous les jours.

Comment expliquez-vous cette fausse information ?

Je vois cela comme la suite de l’article paru dans la presse locale quotidienne, qui expliquait que le personnel en avait assez. C’est une négation des revendications des agents. Et à partir du moment où l’on nie toute existence de conflit, la situation est beaucoup plus simple à gérer. Je pense que le but de la manœuvre, c’est de nier que la grève dure, et que des revendications continuent d’être portées, même si certaines ont été satisfaites. Il est plus facile de nier et de rejeter la faute sur les agitateurs de la CGT. L’enlèvement des banderoles participe de cette négation. D’autant qu’il s’agit de la méthode employée par la directrice du centre hospitalier au tout début du conflit, qui disait : « Je n’assigne pas, il n’y a donc pas de grévistes ».

Quelles pourraient être les conséquences de l’enlèvement de cette banderole. Comptez-vous réagir ?

Nous avons déjà protesté au niveau du centre hospitalier, en demandant la remise immédiate des banderoles, et en précisant bien que si les banderoles n’étaient pas rendues, nous irions à la gendarmerie porter plainte pour vol.

Inspection du travail sollicitée, enquête préliminaire en cours… L’entrave syndicale que pourrait constituer l’enlèvement des banderoles doit-elle être considérée comme un fait isolé ?

Ce type de pratique est non seulement monnaie courante, mais elle est d’une banalité déconcertante. Il y a quinze jours par exemple, un agent qui se sentait en danger a pratiqué son droit de retrait. La directrice a alors refusé de convoquer le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), alors que la loi lui impose de le faire dans les 48 heures. Elle a à l’inverse décidé d’elle-même qu’il ne s’agissait pas d’un cas de danger grave, et elle a envoyé aujourd’hui aux syndicats un recommandé avec accusé de réception, informant qu’une enquête était ouverte, que la présomption d’innocence était requise et qu’il était demandé aux représentants CGT du CHSCT, qui s’inquiétaient du procédé, de ne pas entraver l’enquête. Une illustration de plus de ce qui arrive tous les jours.

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