Total : Une grève « partie pour durer »

AFP, 17 décembre 2013 :

Les cinq raffineries et deux usines du groupe pétrolier français Total, situées dans l’Hexagone, étaient touchées lundi par un mouvement de grève reconductible à l’appel de la CGT et FO pour des augmentations salariales, a-t-on appris de source syndicale. « Il y a eu des négociations salariales vendredi qui ont abouti à une proposition qui ne convient pas aux salariés alors que les résultats du groupe sont bons et que notre entreprise se porte très bien », a affirmé Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe.

LA CGT DE TOTAL APPELLE À LA GRÈVE DANS L’ENSEMBLE DES RAFFINERIES FRANÇAISES

« Sur la production, le taux de grévistes oscille entre 75 et 100 % », a-t-il ajouté. Il a précisé que FO, présent sur trois sites, avait rejoint le mouvement lancé par le premier syndicat du groupe. Contactée par l’AFP, la direction du groupe a estimé le taux de grévistes « pour la population globale » des salariés de Total en France à environ 20 %. Total, numéro un du marché en France et en Europe, exploite cinq sites dans l’Hexagone : Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).

« C’est parti pour durer » (CGT)

L’usine de fluides d’Oudalle (Seine-Maritime) et l’établissement des Flandres (Nord) font également partie du mouvement. « C’est parti pour durer puisque des consignes d’arrêt total des unités ont été posées dans deux raffineries : Gonfreville-l’Orcher et Châteauneuf-les-Martigues. Feysin est entré dans le mouvement cet après-midi », a indiqué Eric Sellini. « Il faut compter entre trois et cinq jours pour redémarrer », a-t-il précisé. À la raffinerie de Feysin, une assemblée générale a rassemblé 371 personnes qui ont voté pour la grève « à 64 % » avec arrêt complet des installations, a signalé Hakim Bellouz responsable FO. La raffinerie compte près de 600 salariés.

« Le but de cette grève est que le groupe Total arrête de nous dénigrer à travers les négociations salariales ; il n’y en a que pour les actionnaires », a déclaré le syndicaliste qui demande le retour à la table des négociations des dirigeants du groupe Total. Les augmentations générales proposées par la direction sont comprises entre 1,2 et 1,5 %, selon la CGT, qui estime dans un communiqué que « la direction se moque ouvertement des salariés ». Pour le syndicat, qui demande aussi la réouverture des négociations « dans les plus brefs délais », « les résultats mirobolants du groupe, régulièrement supérieurs à 10 milliards d’euros », doivent aussi profiter aux salariés.

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