Archives quotidiennes : 15/12/2013

Un mouvement social à la raffinerie Total, près du Havre

Un mouvement de grève est en cours sur le site pétrochimique Total de Gonfreville-l’Orcher dans la zone industrielle et portuaire, a annoncé la CGT, samedi 14 décembre 2013, dans la soirée.

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Motif  ? Les salaires, explique la CGT, sur le réseau social Twitter. « Les propositions de la direction (1,3 %) sont  inacceptables », dénonce le syndicat. Et les tensions semblent vives dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO)
La proximité avec la raffinerie de Normandie, avec lequel il est relié par pipelines, confère au site de Gonfreville « une activité de premier plan dans l’industrie pétrochimique », indique Total, sur son site internet.
« Nos activités génèrent un trafic total de plus de 5 millions de tonnes de produits. Les expéditions se répartissent comme suit : 80% par pipelines, 7% par bateaux, 8% par rail, 5% par la route. 840 professionnels dans 40 catégories de métiers assurent l’exploitation du Site 24h/24h et 7 jours/7 ».

http://www.76actu.fr/un-mouvement-social-a-la-raffinerie-total-pres-du-havre_64175/

À Béthune, des salariés apprennent leur licenciement par SMS

« Un coup de massue. » Pour les douze salariés de Discopar, dans la zone Actipolis à Fouquières-lez-Béthune, le jeudi 28 novembre n’aurait pu être plus noir.

Depuis le 28 novembre, les grilles du magasin de Fouquières-lez-Béthune restent obstinément baissées.

Depuis le 28 novembre, les grilles du magasin de Fouquières-lez-Béthune restent obstinément baissées.

« À 15 h j’étais joignable, à 16 h c’était fini. »

Résumé de la situation par Jonathan, commercial pour ce grossiste en produits pour salons de coiffure et d’esthétique. Il sortait d’un rendez-vous avec un client quand il a reçu un SMS de la gérante. « Elle me disait de rentrer, qu’on fermait. » Sans plus de cérémonie. Ceux des salariés qui se trouvaient au magasin mère (une antenne arrageoise a fermé cet automne, restait un autre magasin à Calais) ont entendu la nouvelle de la bouche de Delphine Lesur. « On devait finir avec les derniers clients et baisser les grilles », soupire une vendeuse de longue date dans l’entreprise.

« On a été jeté… » Lire la suite

Les esclaves de Katmandou

Le Point, 15 décembre 2013 :

Poussés par la misère, 400 000 ouvriers népalais partent chaque année de Katmandou pour les pays du Golfe ou la Malaisie. Un voyage vers l’enfer. Témoignage :

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2,5 millions d’ouvriers népalais travaillent dans les pays du Golfe et en Malaisie, sous contrat temporaire. Et ils sont 400 000 à partir chaque année. Ils reviennent généralement au pays au bout de deux ou trois ans, leurs économies en poche. Mais l’expérience peut tourner à l’enfer. Pour des centaines d’entre eux, l’emploi tant espéré est un rendez-vous avec la mort, et ils feront le voyage retour en soute…, dans un cercueil. À l’aéroport international de Katmandou, au moins deux « colis » funèbres sont réceptionnés chaque jour. Main-d’oeuvre bradée sur un marché globalisé, les migrants népalais sont comparés aux esclaves des temps modernes. Un trafic humain et une exploitation sauvage, orchestrés par les agences de recrutement de Katmandou. À l’aube, un homme attend à l’aéroport de Katmandou. Ganesh Bahadur Karki, 38 ans, est venu réceptionner le cercueil de son neveu qui est arrivé dans la nuit d’un vol en provenance de la Malaisie. Voici son témoignage.

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Grève à Citroën : Les dockers pourraient entrer dans le conflit

Zinfo 974, 13 décembre 2013 :

Alors que le juge des référés a ordonné aux grévistes de libérer l’accès des bâtiments de CFAO Motors et de CMM Automobiles, les grévistes ont choisi de maintenir les piquets de grève devant le siège de l’employeur, chemin Grand Canal, à Sainte-Clotilde.

« Quand une décision de justice tombe, libre à nous de l’exécuter ou non », explique Sébastien Faconnier, délégué syndical de CGTR Citroën, qui considère comme « injuste » la décision du tribunal de Saint-Denis. « Depuis le départ, l’accès n’est pas bloqué », souligne-t-il. « Ce n’est pas une décision de justice injuste qui va nous faire changer de cap ».

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Peugeot Mulhouse : chronique de l’exploitation au quotidien

Muté contre mon gré depuis quelques mois du système 1, où est produit la C4, au système 2, où est produit la 2008, j’ai tout d’abord dû effectuer une formation à mon futur poste ; ceci en compagnie de mon doubleur de l’autre tournée. Bien entendu, l’ambiance était tout autre : obligation d’effectuer vingt minutes de travail supplémentaire en équipe de l’après-midi et tous les samedis étaient réquisitionnés !

Malgré cela, une certaine solidarité existe au sein de cette équipe constituée en majeure partie d’intérimaires ou d’autres salariés sous contrats bénéficiant d’aides de l’Etat dont PSA profite allègrement. Au bout de quelques jours, je me suis vite aperçu que tous les postes étaient surchargés et que les moniteurs, des OP qui coordonnent les équipes, couraient de droite à gauche afin de « remonter » les ouvriers qui, par manque de temps évident, arrivaient pas au bout de leur travail. Au moindre arrêt de ligne, au moindre défaut, la hiérarchie est omniprésente afin de demander des explications aux salariés concernant tel ou tel défaut. Cette ambiance aussi oppressive que répressive, je l’ai retrouvée dans ma tournée et, pour la première foisaprès plus de vingt années de présence en sein de PSA, j’ai entendu des intérimaires ainsi que des salariés en CDD m’avouer qu’ils avaient hâte d’arriver au terme de leur contrat tellement ils n’en pouvaient plus et qu’il était hors de question pour eux de rester dans cette entreprise !

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Kazakhstan : Pour la libération des ouvriers du pétrole emprisonnés !

Campagne Labourstart en partenariat avec la Confédération des Syndicats Libres du Kazakhstan, soutenue par la Confédération du Travail de la Russie, IndustriAll, l’UITA et l’Association pour les Droits de l’homme en Asie Centrale :

Le 16 Décembre 2011, après 6 mois d’impasse dans les négociations entre les travailleurs du pétrole en grève et la société KazMunaiGas dans la ville de Zhanaozen dans l’ouest du Kazakhstan, un conflit de travail s’est transformé en émeutes et violences réprimées par des forces de l’ordre excessivement zélées avec la complicité des autorités, qui se sont croisés les bras. Il y a eu 17 morts et plusieurs dizaines de blessés, non seulement parmi les ouvriers du pétrole manifestant mais aussi parmi des passants malchanceux. Trente-sept personnes ont été jugées, beaucoup d’entre eux condamnés à des peines de prison. Sept restent en garde à vue à ce jour : Tanatar Kaliev, Shabdal Utkilov, Talgat Saktaganov, Naryn Dzharilgasinov, Kanat Zhusipbaev, Maksat Dosmagambetov et Roza Tuletaeva.

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Les syndicats et d’autres organisations citoyennes au Kazakhstan ont appelé le gouvernement à modifier la législation qui prévoit la responsabilité pour « incitation à la discorde sociale ». Ils veulent s’assurer que cette législation n’est pas utilisé de manière sélective pour faire pression sur les militants des droits de l’homme et des personnalités publiques, ou les syndicalistes qui défendent les exigences légitimes dans les relations de travail.

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Egypte : Victoire de la grève des ouvriers d’Helwan

Egypte : la victoire de la grève des ouvriers d’Helwan entre ouvre un peu plus la porte d’une nouvelle séquence révolutionnaire

Samedi 14 décembre, au 19 ème jour de leur grève, les travailleurs de la Société égyptienne pour le fer et l’acier (HADISOLB) d’Helwan au Caire qui compte 13 000 salariés, ont annoncé le succès de leur lutte.

Les autorités ont en effet accepté leur principale revendication, le paiement de 16 mois ( ou presque) d’arriérés de participation aux profits annuels qui complètent de manière conséquente les salaires des ouvriers. Mais elles ont aussi accepté de faire des investissements pour que cette entreprise tourne à plein régime et, enfin, de limoger la direction actuelle de l’entreprise comme le demandaient les salariés. Les autres revendications sont encore à négocier : la réembauche des ouvriers licenciés récemment et l’amélioration des conditions de travail.

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