Archives quotidiennes : 01/12/2013

Bangladesh : Colère ouvrière

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Selon la police et des témoins, les esprits se sont échauffés à l’annonce, par un haut-parleur d’une mosquée jeudi, de la mort d’un ouvrier, qui aurait été abattu par les forces de l’ordre lors d’une intervention policière pour disperser un blocus routier près de l’usine. Un responsable policier a démenti la rumeur.

Le rassemblement a été dispersé à coups de gaz lacrymogène mais des centaines d’ouvriers se sont regroupés un peu plus tard, ont vandalisé l’usine, mis le feu à deux bâtiments et bloqué l’accès au site. Les policiers ont dû tirer en l’air pour ouvrir la route aux pompiers. Lire la suite

Fin de la grève dans les boulangeries Paul d’Ile-de-France

Le Parisien, 1 décembre 2013 :

Le mouvement de grève observé dans une quinzaine de boulangeries de l’enseigne Paul en Ile-de-France a été levé samedi soir. «La direction est venue du Nord pour nous rencontrer et nous avons obtenu la promesse verbale qu’il n’y aurait pas d’autres fermetures de boutiques en 2013-2014. Un accord doit être signé mardi. Nous levons la grève», explique ce dimanche matin Henri Fakih, délégué CFDT.

Le mouvement avait débuté jeudi dans la boulangerie Paul du centre commercial Rosny 2, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l’appel de la CFDT, inquiète de la disparition de quatre boutiques depuis le début de l’année et de la fermeture programmée de cinq autres points de vente en Ile-de-France. Le mouvement s’était étendu, hier samedi, aux boutiques de Bagnolet, Noisy-le-Grand, Sevran, Montreuil (Seine-Saint-Denis), Créteil et Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), Vélizy, Conflans-Sainte-Honorine et Mantes-la-Jolie (Yvelines), Massy-Palaiseau (Essonne)… «Dans ces magasins, la grève était suivie à plus de 90%», selon Henri Fakih.

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Roubaix: les syndicats de La Redoute appellent la population à se mobiliser

La Voix du Nord, 1 décembre 2013 :

Une « grande manifestation locale » suivie d’un meeting : c’est le prochain rendez-vous, fixé au vendredi 13 décembre, par l’intersyndicale de La Redoute. Qui appelle toute la population à se mobiliser pour l’emploi.

Après la manifestation de salariés de La Redoute à Paris, la question qui se posait à l’intersyndicale était compliquée : comment poursuivre la mobilisation ? Comment aussi maintenir les salariés dans l’action ? Car mardi dernier, les responsables syndicaux en ont su un peu plus sur la « fiducie », le dispositif qui permettra d’assurer des garanties aux salariés, « qu’elles soient sociales, salariales, à des fins industrielles, de modernisation, d’investissements divers ». Un premier grand pas dans le sens des demandes formulées jusqu’ici ? Certes, mais comme le souligne l’intersyndicale, « il n’y a pas de schéma clef en main : tout est à construire. Notre combat est d’obliger François-Henri Pinault à mettre les moyens dans cette fiducie, à la hauteur de ce que nous, les salariés de La Redoute, sommes en droit d’exiger ».

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Hambourg : Les lycéens s’organisent pour le droit des réfugiés

Les lycéennes et lycéens de Hambourg veulent manifester et se mettre en grève le 12 décembre pour défendre les droits des réfugiés. Prenant exemple sur les mobilisations en France après l’expulsion de jeunes sans-papiers, 70 lycéennes et lycéens de différents établissements se sont réunis dans la soirée du 25 novembre dans le quartier Schanze pour préparer la mobilisation. Le syndicat enseignant GEW a affirmé son soutien à cette mobilisation des élèves.

Appel à la grève le 12 décembre sur un lycée à Hambourg

Appel à la grève le 12 décembre sur un lycée à Hambourg

Les lycéens et lycéennes de Hambourg appellent également à une manifestation le 12 décembre à 10 heures Hachmannplatz (Hbf). Lire la suite

Les salariés des Ardoisières seront dans la rue mercredi

Ouest France, 1er décembre 2013 :

Après le choc de l’annonce de la fermeture, les ardoisiers se mobilisent. Dès vendredi matin, ils manifestaient devant le siège social où se déroulait la première réunion consacrée au plan social. Ils feront de même mardi.

« Ah, je vous souhaite bon courage ! » Cette femme de mineur s’est arrêtée pour discuter avec les quelques salariés qui manifestaient, hier après-midi, devant le siège social des Ardoisières d’Angers, à Trélazé. « Mon mari a été licencié en 1992. Il a reçu sa lettre alors qu’il était au fond de la mine. Et question reconversion, elle a vraiment été nulle ! »

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Ardèche : Mobilisation à l’hôpital de Moze

Le Dauphiné Libéré, 1 décembre 2013 :

La neige et la burle n’ont pas refroidi les salariés de l’hôpital de Moze, vendredi après-midi. Sur les 130 employés, une bonne moitié a débrayé entre 14 et 14 h 30 heures devant l’établissement puis 30 minutes lors d’une assemblée générale du personnel. C’est la CGT locale qui appelait à la grève. « Notre volonté était d’informer officiellement les salariés sur la situation de l’hôpital avant de réfléchir ensemble à un projet pour éviter la catastrophe », informe David Banchet, délégué syndical CGT.

Les craintes concernent les soins de suite et de réadaptation dits SSR. Ce service, destiné aux patients en convalescence, est menacé depuis le 24 octobre. À cette date, l’Agence régionale de santé (ARS) a refusé le projet d’établissement proposé par le Groupement de coopération Vivarais-Lignon qui réunit l’hôpital de Moze de Saint-Agrève et celui des Genêts du Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire.

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FNAC : Manifestation à Toulouse

La Dépêche, 1 décembre 2013 :

Une cinquantaine de salariés de la FNAC, selon la CGT, se sont rassemblés devant le magasin Wilson de Toulouse, hier après-midi. Pendant deux jours, hier et vendredi, des salariés se sont ainsi mis en grève pendant une journée ou quelques heures dans le cadre d’un mouvement national lancé par la CGT et Sud. Les employés de la FNAC sont confrontés à un plan de restructuration qui prévoit, en province, la suppression de 140 postes dans les rayons disques et jeux. À Wilson, cinq à six postes sont menacés sur 120 environ. Les magasins FNAC Micro, à Jeanne-D’Arc, et celui de Labège sont aussi concernés. Celui de Portet, qui appartient à une autre entité juridique, échappe à ce plan.

«On a l’impression qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion», juge André Chapuis, délégué CGT, qui dénonce «une dégradation des conditions de travail» et une mise en péril de l’entreprise par ces mesures d’économie. «Depuis plus de 10 ans, le marché de la musique physique connaît une très forte dégradation», avait avancé la FNAC en dévoilant son projet.