Archives quotidiennes : 19/11/2013

Manifestation au Caire contre les violences policières

Reuters, 19 novembre 2013 :

Un millier d’Égyptiens se sont rassemblés mardi au Caire sur la place Tahrir pour commémorer la mort de 42 manifestants tués par la police dans une rue voisine, il y a deux ans, et appeler le gouvernement mis en place par l’armée à adopter des réformes.

Des partisans du général Abdel Fattah al Sissi, le chef d’état-major de l’armée égyptienne, qui a renversé en juillet le président islamiste Mohamed Morsi, ont également convergé vers Tahrir mais ils en ont été chassés par les jeunes activistes à l’origine du soulèvement de 2011 contre Hosni Moubarak.

Des accrochages ont été signalés place Tahrir, mais aussi dans d’autres quartiers du Caire et à Alexandrie, rapporte la presse locale. Selon le journal Al Ahram, les violences ont fait au moins 12 blessés.

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Qatar 2022 : les ouvriers traités «comme du bétail»

Reuters, 19 novembre 2013 :

Les ouvriers étrangers travaillant dans le secteur du bâtiment au Qatar sont traités «comme du bétail» et exposés à des abus inacceptables, dénonce Amnesty International dans un rapport publié dimanche.

Le Qatar accueillera en 2022 la Coupe du monde de football, et Amnesty appelle la FIFA à travailler avec les autorités de l’émirat pour en finir avec les atteintes contre des ouvriers étrangers travaillant dans le secteur du bâtiment et venant essentiellement d’Asie du Sud. Amnesty dénonce le mépris dont font preuve les entreprises du bâtiment et les autorités qataries à l’égard des droits fondamentaux des travailleurs immigrés. L’organisation internationale n’est pas la première à braquer les projecteurs sur les conditions de travail et de vie de la main d’oeuvre immigrée présente au Qatar. Le quotidien britannique The Guardian de même de la Confédération internationale des syndicats (ITUC) ont avant elle publié des informations alarmantes sur la situation.

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Asie: la colère des ouvriers dépasse les frontières

Fashion Mag, 19 novembre 2013 :

Bangladesh, Cambodge, Indonésie… Acteur-clé du sourcing des marques occidentales, le secteur textile du Sud-Est asiatique connait une fin d’année difficile, avec une multiplication des revendications salariales. Demandes accompagnées de manifestations parfois violentes et d’affrontements meurtriers avec la police.

Manifestation ouvrière au Bangladesh

Le 12 novembre au Cambodge, une vendeuse de rue recevait une balle perdue en marge d’une manifestation d’ouvriers textile. Pour réclamer de meilleures conditions de travail, les ouvriers avaient entrepris d’aller manifester devant le domicile du Premier ministre. Un journaliste de l’AFP témoigne de tabassages en règle de manifestants d’ores et déjà interpellés, dont « certains » en sang. Il ne s’agit là que du dernier épisode d’un feuilleton largement démarré cet été. Quelque 4 000 ouvriers avaient débrayé après une inspection durant laquelle un responsable d’usine s’était fait escorter par la police. Une « mesure d’intimidation », selon les syndicats.

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Bangladesh : Malgré la répression, la lutte continue

Associated Press, 19 novembre 2013 :

Une trentaine de personnes ont été blessées mardi dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh, quand la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc pour disperser des milliers de personnes venues dénoncer la mort de deux ouvriers du secteur du textile.

Les deux victimes avaient été blessées lundi par des balles de caoutchouc, aussi à Dacca.

Les travailleurs bangladais du textile manifestent depuis des semaines pour obtenir une amélioration de leurs conditions salariales.

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Goodyear Amiens-Nord : Le point de la situation

Info CGT Goodyear Amiens Nord, 19 novembre 2013 :

Depuis hier matin, 06h00, le dépôt est bloqué. Ce blocage est sans grève mais demande à ce que chaque salarié vienne en dehors des heures de travail.

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Nous pouvons imposer à la direction d’autres choix grâce à ce genre d’initiative, nous réfléchissons d’ailleurs à d’autres formes d’actions.

Nous comptons sur votre présence pour maintenir le blocage du dépôt.

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Ikea : le directeur général et le directeur financier en garde à vue

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Le directeur général d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke, et son directeur financier, Dariusz Rycher, sont en garde à vue à Versailles (Yvelines) depuis ce lundi matin, dans le cadre d’une enquête pour espionnage illicite. Ils sont soupçonnés de s’être renseignés illégalement sur les antécédents judiciaires de leurs salariés et de leurs clients depuis qu’un groupe d’employés de l’enseigne a déposé une plainte contre X pour «utilisation frauduleuse de données personnelles» en mars 2012.

C’est la deuxième fois que les deux hommes se retrouvent en tête-à-tête avec les enquêteurs.Le 7 novembre dernier, ils avaient été placés en garde à vue, mais sans être interrogés, dans le siège social d’Ikea France à Plaisir (Yvelines), où les policiers avaient mené une perquisition. Cette perquisition avait lieu dans différents services du siège, dont la direction et la comptabilité. Lors d’une précédente perquisition dans les locaux de l’enseigne, menée le 5 novembre, des ordinateurs et des documents papiers et numériques avaient été saisis. Lire la suite

Hébergement d’urgence: Plus de 800 demandes non satisfaites à Paris la semaine dernière

La maraude du Samu Social dans la métropole lilloise.

La maraude du Samu Social dans la métropole lilloise.

Alors que les premiers froids arrivent, le 115 est déjà débordé…

Les premiers froids se font à peine ressentir que, déjà, toutes les demandes d’hébergement d’urgence ne peuvent être satisfaites. Selon nos informations, 594 hommes et 240 femmes se sont vus refuser, faute de place, leur demandes d’hébergement durant la semaine du 4 au 10 novembre rien qu’à Paris. «C’est inquiétant, reconnaît Eric Pliez, le président du Samu social de Paris. D’abord parce que cela illustre le travail que nous allons avoir tout l’hiver. Et ensuite parce qu’on s’aperçoit que beaucoup de femmes seules sont à la rue.»

150.000 SDF en France Lire la suite

Les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles

L’Humanité, 19 novembre 2013 :

Cigognes mais pas pigeons… Depuis un mois, les sages-femmes sont massivement en grève pour une reconnaissance de leur profession, qu’elles jugent « inconnue ». Et s’impatientent sérieusement… Des rassemblements sont organisés à Paris devant le ministère de la Santé et en province devant les Agence régionale de santé (ARS) ce mardi.

Depuis le 16 octobre, comme la majeure partie des quelque 20 000 sages-femmes de France, Marie (1) est en grève illimitée, un mouvement suivi à près de 90 % dans les maternités parisiennes (70 % à l’échelle nationale). Sur la manche de sa blouse rose, un brassard avec l’inscription «en grève». Assignée, elle continue néanmoins d’assurer la prise en charge des patientes. À l’appel de six organisations professionnelles de santé  (2), la jeune femme est descendue dans la rue le 7 novembre dernier, comme plusieurs milliers de ses collègues, pour dire son « ras-le-bol » et, surtout, dénoncer le « manque de reconnaissance » de sa profession. Son métier, Marie l’a choisi. Et elle l’aime. Mais elle a aujourd’hui du mal à l’exercer dans des conditions satisfaisantes, explique-t-elle, répétant qu’elle se sent « usée, fatiguée et ignorée ». Dans la maternité publique où elle travaille, elle enchaîne des journées de douze heures, tantôt en salle d’accouchement, tantôt en suite de couches, tantôt en consultations gynécologiques ou encore en cours de préparation à l’accouchement.

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Bangladesh: La bataille des ouvriers du textile se poursuit

Impact Campus, 19 novembre 2013 :

Le dénouement de la crise sociale qui frappe le Bangladesh semble se dérouler à la faveur des ouvriers. Dans une mesure sans précédent, les employés des ateliers se sont vu accorder un nouveau salaire minimum, haussé de 77%. Une hausse toujours insuffisante, selon les travailleurs de ce secteur aux conditions misérables.

68 dollars par mois – tel a été le nouveau salaire minimum consenti par les patrons d’usines textiles au Bangladesh, qui fournissent largement le marché occidental et nord-américain. Le pays est le second exportateur mondial de vêtements, après la Chine, grâce au prix compétitif de sa main d’œuvre dont les conditions de travail s’apparentent à de l’esclavagisme contemporain. En avril, 1130 personnes sont mortes dans l’effondrement d’un atelier de vêtements à Dhaka, au Bangladesh, destiné au marché européen, fournissant des marques comme Benetton, Matalan et Primark. L’incident n’est pas resté sans suites : les ouvriers du textile se révoltent aujourd’hui contre leurs employeurs qui négligent les droits des travailleurs tout en empochant d’importants profits sur le marché international.

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Bangladesh : manifestations ouvrières et répression

AFP, 18 novembre 2013 :

Plusieurs milliers d’employés du secteur textile ont manifesté lundi contre le nouveau salaire minimum décidé au Bangladesh, forçant 140 usines à fermer leurs portes, et deux employés sont morts au cours de heurts avec la police.

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Le gouvernement a récemment décidé d’augmenter de 76% le salaire minimum à 68 dollars en décembre, mais des syndicats estiment que les employés du textile les plus expérimentés ne profiteront pas de cette mesure et que certains patrons ont réagi en diminuant les indemnités transport et repas.

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