Grèce: manifestation pour l’anniversaire du soulèvement de 1973 contre les colonels

Athènes — Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche en Grèce, encadrées par de nombreux policiers, pour marquer le 40e anniversaire du soulèvement étudiant contre la dictature des colonels et protester contre la politique d’austérité du gouvernement.

Des manifestants participent le 17 novembre 2013 en face de l'ambassade américaine à Athènes, à une marche commémorative du soulèvement en 1973 contre les colonels (AFP, Louisa Gouliamaki)

Des manifestants participent le 17 novembre 2013 en face de l’ambassade américaine à Athènes, à une marche commémorative du soulèvement en 1973 contre les colonels (AFP, Louisa Gouliamaki)

A Athènes, au moins 12.000 manifestants, selon la police, ont défilé, comme chaque année, jusqu’à l’ambassade des Etats-Unis, accusés d’avoir soutenu la junte des colonels.

Le défilé, qui s’est déroulé sans incidents, était canalisé par pas moins de 6.000 policiers anti-émeutes.

De nombreuses rues du centre-ville et plusieurs stations de métro avaient été fermées.

Comme chaque année, les manifestants ont ouvert le défilé en brandissant le drapeau taché de sang qui flottait sur l’Ecole polytechnique d’Athènes dans la nuit du 17 novembre 1973, après l’intervention meurtrière des forces de sécurité.

A Salonique (nord), ce sont environ 13.000 personnes qui ont manifesté dans le centre-ville. D’autres manifestations ont eu lieu à travers le pays, notamment à Patras (centre).

En 1973 « j’étais étudiant à Grenoble (France) et j’avais suivi tous les évènements à la télévision », a expliqué à l’AFP Thodoros Psarras, 63 ans, qui participait au défilé athénien.

« Quarante ans après, on ne peut pas s’empêcher de faire le rapprochement avec le drame que vivent les Grecs aujourd’hui… La crise économique est devenue insupportable », a-t-il ajouté.

« Quarante ans sont passés, mais nous vivons aujourd’hui une dictature encore plus terrible, et personne ne réagit », a affirmé Nikitas Rondogiannis, un technicien de 35 ans.

Lourdement endettée, la Grèce a dû adopter des mesures draconiennes en échange de deux plans de sauvetage des bailleurs de fonds internationaux: licenciements massifs de fonctionnaires, réductions de salaires et des retraites, hausses d’impôts, privatisations.

Athènes négocie actuellement avec la troïka des créditeurs (UE-BCE-FMI) le versement d’une tranche de prêts d’un milliard d’euros.

Une nouvelle réunion entre la troïka et le ministère grec de l’Economie doit avoir lieu lundi.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmJs3Lfcsu_EyWysQesJv5pUAL-A?docId=f972b9b1-67e1-4fd7-8b9f-e3b509a7ff64

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