Tous ensemble contre le chômage et les licenciements

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Alors que le taux de chômage ne cesse d’augmenter, nous apprenons chaque jour une nouvelle fermeture d’usine, un nouveau plan de licenciement ou de nouvelles suppressions de postes.

Goodyear7.11

Face au rouleau compresseur patronal contre l’emploi, les travailleurs se battent. A La Redoute, où 700 emplois sont menacés, 1.200 salariés ont manifesté dans les rues de Lille le 7 novembre ; le même jour, les ouvriers ont bloqué l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, alors que le PDG de Titan a annoncé être prêt à racheté l’usine mais en licenciant tous les ouvriers ; dans l’agroalimentaire, les travailleuses et travailleurs résistent par la grève contre la fermeture de leurs usines que ce soit à la conserverie Val-d’Aucy à Ciel, en Saône-et-Loire, ou à l’usine Marine Harvest de Poullaouen. En Alsace, ce sont les ouvriers de BASF qui se mobilisent contre les suppressions d’emploi. Les salariés de France Télévisions se sont mis massivement en grève le 7 novembre.

Aux quatre coins du pays, dans tous les secteurs d’activité, c’est un même combat. Si le chômage explose, du travail par contre, il n’y en a jamais eu autant dans nos boîtes, mais nous sommes de moins en moins nombreux pour produire plus. Partout la charge de travail explose à chaque suppression de poste. Pour ne prendre qu’un seul exemple, à l’usine PSA de Mulhouse, en dix mois, les effectifs du site ont diminué de 353 salariés, alors que la production quotidienne a augmenté de 30% ! Dans de nombreux hôpitaux ou bureaux de poste à travers le pays aussi, c’est régulièrement que les travailleurs débrayent pour obtenir des créations de postes.

Pour mettre fin aux licenciements, pour faire baisser le chômage, c’est tous ensemble qu’il va falloir se battre, du Nord Pas de Calais aux Bouches du Rhône, de la Bretagne à l’Alsace. Les directions syndicales nationales ne semblent pas vouloir impulser un tel mouvement, c’est donc à nous, dans nos boîtes, qu’il convient de militer pour aller vers un mouvement unitaire de tous les travailleurs.

Pour faire reculer le chômage et la misère, nous savons bien que nous ne pouvons compter pas compter sur les politiciens au service des patrons qui licencient.

Mais nous, travailleuses et travailleurs, nous pouvons, en nous mobilisant, en bloquant partout nos lieux de travail, imposer la baisse du chômage, cette absurdité de la société capitaliste, qui fait que l’on crève de surcharge de boulot dans les ateliers et les services alors que l’on crève du chômage devant les agences pôle emploi.

Interdiction des licenciements, arrêt des suppressions de postes, une embauche pour chaque départ en retraite, réduction du temps et de la charge de travail (sans réduction de salaire) jusqu’à l’abolition du chômage, voilà quelques unes des revendications du mouvement ouvrier à opposer au rouleau compresseur de casse de l’emploi du MEDEF et de ses laquais du gouvernement.

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