Ils militent pour les femmes de ménage sans-papiers

Le Collectif des sans-papiers de La Côte a sensibilisé le public aux conditions de travail des employées de maison privées, ce samedi matin au marché de Nyon.

A gauche et derrière, Justine Détraz et Philippe Sauvin sont membres du collectif. Devant lui, Lucia travailleuse sans-papiers venue témoigner. Son voisin, qui a préféré ne pas donner son nom, vient d'obtenir sa régularisation.

A gauche et derrière, Justine Détraz et Philippe Sauvin sont membres du collectif. Devant lui, Lucia travailleuse sans-papiers venue témoigner. Son voisin, qui a préféré ne pas donner son nom, vient d’obtenir sa régularisation.

Des balais, des seaux et du linge étendu: le stand du Collectif des sans-papiers de La Côte, ce matin sur la place Saint-Martin à Nyon, était des plus explicites. Leur action, qui s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale «Aucune employée de maison n’est illégale», visait avant tout à sensibiliser le public sur les conditions de travail et de vie des femmes de ménage sans-papiers dans la région de La Côte.

«On estime qu’un millier de femmes est dans cette situation à La Côte, précise Philippe Sauvin, membre du collectif, basé à Gland. En Suisse, c’est le secteur où il y a le plus de personnes sans-papiers qui sont employées. Elles n’ont souvent pas de contrat écrit et ne bénéficient pas non plus d’assurances sociales et accident.»

«Je ne sais pas comment je vais faire à la retraite»
Lors de cette action, le public a eu l’occasion de discuter directement avec des personnes qui se trouvent dans cette situation. C’est le cas de Lucia, qui vient du Chili et qui fait des ménages sans être déclarée. «C’est un réel problème car je ne sais pas comment je vais faire une fois à la retraite», précise-t-elle.

Le collectif voit chaque année passer entre 80 et 100 personnes dans cette situation. Pour obtenir une régularisation de ces employées, le chemin est souvent long. La plupart du temps, de meilleures conditions de travail sont obtenues à l’amiable. «On ne dénonce jamais les employeurs, car il y a des effets collatéraux directs sur les employées sans-papiers que nous défendons», conclut Philippe Sauvin.

http://www.24heures.ch/vaud-regions/la-cote/militent-femmes-menage-sanspapiers/story/27661923

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