Archives quotidiennes : 05/11/2013

10.000 lycéens mobilisés ce mardi

TF1, 5 novembre 2013 :

La deuxième journée de mobilisation des lycéens contre les expulsions des jeunes étrangers scolarisés s’est achevée vers 15h00. Le syndicat lycéen la Fidl appelle à la mobilisation jeudi.

« La manifestation est terminée, on est arrivé à Nation vers 15h00, les lycéens commencent à se disperser », raconte Valentin Daudré, porte-parole de la Fidl, qui était dans le cortège parti de la place de la République à Paris pour manifester contre les expulsions des jeunes étrangers scolarisés en France. « A la louche, on était 2000 », estime-t-il.

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Mobilisation à Roanne contre la répression antisyndicale

Venus de toute la France et de tous les secteurs d’activité, environ 10.000 militantes et militants CGT se sont retrouvés à Roanne ce 5 novembre contre la répression anti-syndicale. Ce 5 novembre, en effet, 5 militants CGT passaient en procès à Roanne pour refus de prélèvement ADN. Ces cinq syndicalistes avaient été inculpés suite aux manifestations de l’automne 2010 contre la réforme des retraites pour avoir fait des tags. En novembre 2012, la Cour d’Appel de Lyon les avait dispensés de peine. Pourtant, ces syndicalistes ont été convoqués le 22 mai pour un prélèvement d’ADN à l’Hôtel de Police de Roanne, ce qu’ils ont refusé. Et le lendemain, dès la première heure, d’importantes forces de police sont venues à leurs domiciles, comme s’il s’agissait d’une affaire de grand banditisme !

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Aussi, un appel à une mobilisation nationale était lancée pour ce 5 novembre à Roanne. En plus de l’UL de Roanne et des structures de la région (Loire, Lyon, Ain, Isère, etc), ce sont des travailleurs de toute la France qui ont répondu à l’appel, venant avec plus d’une centaine de bus, depuis Paris, la Franche-Comté, les Ardennes, les Bouches-du-Rhône, la région Centre, la Bourgogne, la Lorraine, et même depuis le Havre ou Cherbourg. Etaient présents des cheminots, des métallos, des salariés de la RATP, des ouvriers du bâtiment, des postiers, des dockers, des employés des collectivités territoriale, des travailleurs de la santé et de l’action sociale, de la chimie, du commerce, de l’agroalimentaire et de bien d’autres branches d’activité, sans oublier les privés d’emploi et les retraités.

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Deux-Sèvres. Manif de lycéens à Niort en faveur de Leonarda et Khatchik

Les lycéens ont manifesté devant Paul-Guérin à Niort.

Les lycéens ont manifesté devant Paul-Guérin à Niort.

Une centaine de lycéens ont manifesté mardi matin devant le lycée Paul-Guérin de Niort, à l’appel de l’Union nationale lycéenne, pour le retour en France de Leonarda et Khatchik.

Cette manif était montée localement par le Mouvement des jeunes communistes (MJCF), avec le concours du PCF qui prêtait notamment la sono et le mégaphone. Le MJCF revendique 14 adhérents en Deux-Sèvres, selon Vanille, sa secrétaire fédérale. Les manifestants ont tenté une intrusion à Paul-Guérin et envisageaient de se rendre ensuite à Gaston-Barré. Ils ont annoncé qu’ils assureraient jeudi matin un « barrage filtrant » devant Paul-Guérin.

http://www.courrierdelouest.fr/actualite/deux-sevres-manif-de-lyceens-a-niort-en-faveur-de-leonarda-05-11-2013-133180

Prélèvement ADN : mobilisation autour de militants CGT à Roanne

Des syndicalistes de toute la France sont mobilisés mardi autour des 5 militants CGT qui ont refusé le prélèvement ADN que leur impose la justice à la suite d’une condamnation pour dégradation. A Roanne, le tribunal correctionnel a requis un mois avec sursis. Le jugement est mis en délibéré au 17 décembre.

A l’appel de la CGT, des milliers de personnes venues de toute la France ont apporté leur soutien mardi matin à ces cinq militants convoqués au tribunal de Roanne pour avoir refusé un prélèvement ADN.

Des dizaines de cars venant de toute la France se sont retrouvés sur une esplanade située en périphérie de la ville, tout près du port au bord d’un canal de la Loire. Une grande scène y a été installée, surmontée d’une banderole où l’on pouvait lire « syndicalistes, pas voyous ». Lire la suite

Luttes des non-citoyens : action humanitaire ou lutte de classe ?

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Quand les « non-citoyens » d’Europe s’organisent

« Non-citoyens », c’est par ce mot que se désignent eux-mêmes les demandeurs d’asile d’Allemagne qui mènent depuis le mois mars 2012 une longue lutte pour défendre leurs droits face à la politique xénophobe. Ce terme de « non-citoyens » désigne tout à fait le statut des réfugiés politiques, des migrants qui fuient la misère, des sans-papiers et autres immigrés, qui vivent ici, et bien souvent bossent ici, sans que leurs soit reconnu un certain nombre de droits humains. On pourrait y ajouter, même lorsqu’ils sont citoyens européens, la majorité des Rroms de l’Union Européenne, régulièrement expulsés de pays comme la France, privés d’un certain nombre de droit (dont celui à la libre circulation des citoyens européens), et discriminés et ghettoïsés dans les pays d’origine comme la Hongrie, la Slovaquie ou la Roumanie.

En Allemagne, tout avait commencé en mars 2012 avec une grève de la faim de réfugiés iraniens dans un foyer de Wurtzbourg (Bavière). Des camarades du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran exilés en Allemagne, comme Mina Ahadi, Shahnaz Morattab et bien d’autres militantes et militants anonymes, avaient alors tout fait pour que cette grève de la faim ait un écho à travers toute l’Allemagne. Depuis, par des marches, des manifestations, des grèves de la faim dans diférents Ländern, la question politique des droits des réfugiés a été mise sur place publique. Le 20 août dernier, deux marches de demandeurs d’asile, l’une au départ de Wurtzbourg et l’autre depuis Bayreuth, ont traversé la Bavière, un des Land où les discriminations à l’encontre des réfugiés est la plus forte, défiant la « Residenzpflicht » (obligation de résidence, qui impose une stricte limitation du droit à la circulation des demandeurs d’asile au sein de la République Fédérale, liberté limitée au district en Bavière et en Saxe). Malgré les pressions policières, les menaces de condamnations pour « infraction à la Residenzpficht » et autres mesures de répression et d’intimidation, ils ont fini par rejoindre Munich, manifestant au passage dans plusieurs villes comme par exemple à Ratisbonne ou à Nuremberg. Et depuis début octobre, c’est un nouveau campement qui a été installé Porte de Brandebourg à Berlin où des réfugiés, d’Iran mais aussi du Pakistan, d’Afghanistan, du Congo, d’Ethiopie et de Sierra Léone, sont en grève de la faim. Ces réfugiés revendiquent bien sûr le droit d’asile et le droit au séjour, mais aussi l’abrogation de la Residenzpflicht, la possibilité de travailler et d’étudier et d’autres droits reconnus aux autres habitantes et habitants d’Allemagne.

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Jour de grève à l’hôpital de Sète

Les salariés du Centre Hospitalier Intercommunal du Bassin de Thau (CHIBT), dans l’Hérault, étaient appelés à débrayer, ce lundi, pour protester contre un plan d’économie de 4,8 millions d’euros. 18 postes pourraient être supprimés. Un conseil de surveillance détaillera ce plan mardi.

La grève a été peu suivie, mais c’est surtout le symbole qui comptait pour les syndicats qui contestent le plan d’économie imposé au Centre Intercommunal du Bassin de Thau (CHIBT). Il faut trouver 4,8 millions d’euros d’ici 2017 pour rétablir les finances.

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Caen : 5 mois de lutte pour le logement et des papiers … et ça continue !

Article publié dans Communisme-Ouvrier n°37, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Jeudi 31 octobre, 23ème manifestation hebdomadaire à l’appel de l’Assemblée Générale de Lutte contre Toutes les Expulsions occupera les rues de Caen pour dénoncer les expulsions de l’hébergement d’urgence et des centres d’accueil pour les demandeurs d’asile, les rafles des sans-papiers et pour exiger un logement pérenne et décent et des papiers pour toutes et tous.

Depuis le début de l’année, à Caen comme dans d’autres grandes villes, l’Etat expulse des centres d’hébergement d’urgence. La diminution des budgets pour le financement des CADA (centre d’accueil pour les demandeurs d’asile), de l’hébergement d’urgence et de l’Action Sociale s’inscrit dans la continuité des politiques d’austérité mises en place par les gouvernements de droite et poursuivies depuis un an par le gouvernement social-démocrate. Cette austérité et la politique xénophobe menée par l’Etat ont déjà poussé près de 400 personnes de plus, majoritairement des demandeurs d’asile, à la rue, à Caen.

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