Lille : Manifestation contre les expulsions mardi

Metro, 4 novembre 2013 :

Les vacances scolaires n’auront pas enterré l’affaire Leonarda puisque, plusieurs représentants syndicaux d’étudiants (SGL, UNEL, UNEF et JC) se sont donné rendez-vous mardi à Lille à 11h30, porte de Paris. Ils comptent dénoncer les expulsions des étudiants en situation irrégulière mais aussi rejoindre la mobilisation créée suite aux expulsions de campements de Roms sur la métropole lilloise.

Il y a une semaine 250 Roms étaient évacués du camp de Lille 1. Ils avaient alors décidé d’occuper la Bourse du travail à Fives avant qu’une partie d’entre eux ne soit délogée. Une première manifestation avait déjà eu lieu devant la préfecture. Les syndicats étaient même reçus mercredi par la mairie de Lille. Mais aucune solution n’a été trouvée.

Pas de solution de relogement

Pourtant l’hiver approche. La trêve des expulsions locative est entrée en vigueur jeudi, mais celle-ci ne les concerne pas. Dépossédées de leurs caravanes, les familles Roms expulsées de Villeneuve d’Ascq n’ont nulle part où aller. « Ils peuvent les récupérer en fourrière mais moyennant finance et en présentant un acte de propriété, c’est ridicule. Ils n’ont plus rien et se retrouvent à la rue alors qu’il pleut et qu’il vente, et parmi ces familles, il y a des enfants et des femmes enceintes », lance le père Arthur, défenseur des Roms sur la métropole lilloise.

Pierre de Saintignon, premier adjoint au maire de Lille, se dit en colère sur France 3 : « Je n’accepte pas la façon dont le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a fait évacuer ce camp sans solution de relogement. C’est comme cela que nous arrivons à des situations problématiques. Il y a une circulaire qui précise les conditions d’évacuation, manifestement celle-ci n’a pas été appliquée. »

Un élan de solidarité « syndicale »

Une centaine de Roms dorment toujours à la Bourse du travail. « Ils occupent deux pièces et dorment les uns contre les autres, témoigne père Arthur. Je suis fier des militants syndicalistes qui ont pris fait et cause pour eux. »

L’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA) dénonce, dans son communiqué du week-end, « une crise humanitaire » et exige une table ronde immédiate avec le préfet, le procureur, le Conseil général et la mairie. Elle réclame également  » une évaluation globale de la situation sanitaire et sociale des 50 enfants et de leur famille actuellement accueillis à la Bourse du travail, par les services de l’aide sociale à l’enfance ». Les syndicats seront donc mardi dans la rue aux côtés des Roms et des étudiants.

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