Manifestation des BASF et ralentissements à la frontière

Ce matin, dès 6h30, les salariés de BASF ont mené une distribution de tracts aux postes frontières de Saint-Louis (autoroute et Lysbüchel) et Huningue (Palmrain et rue de Bâle). Ils entendaient ainsi informer de la situation pour le site BASF de Huningue, où la direction a annoncé 140 suppressions de postes, sur les 242. L’opération de distribution de tracts reprend à 16h dans le sens des retours, vers l’Alsace.

les-salaries-ont-manifeste-dans-les-rues-de-huningue-photo-jean-christophe-meyer

Les manifestants se sont ensuite rassemblés dans leur usine, avant de partir en cortège dans les rues de Huningue, en passant par la place Abbatucci, jusqu’à l’hôtel de ville. « On est tous virés », c’était un de leurs cris de ralliement. Les premiers rangs étaient habillés en dalmatiens, en référence aux 102 postes « survivants » après les suppressions d’emplois : « Nous ne serons pas les gentils toutous, BASF devra nous respecter. »
Ils ont notamment dénoncé l’attitude du groupe qui a annoncé 18 millions d’investissement « qui ne sont pas encore décidés et qui ne sont de toute façon que de la poudre aux yeux. » Car, pour eux, le site est condamné à terme. Mais l’enjeu est de peser sur les négociations à venir – elles s’ouvrent demain. L’espoir des élus de la CGT, c’est d’essayer de sauver plus d’emplois, si possible, et d’obtenir un plan social « qui ne soit pas a minima ».

C’est pour cela qu’ils ont entamé un dialogue avec le maire de Huningue, venu à leur rencontre sur le perron de l’hôtel de ville, et qu’une délégation a été envoyée à Colmar à la rencontre du préfet, en fin de matinée.

Des propositions « au ras des pâquerettes »

Ce matin, la mobilisation à quatre points frontières : Saint-Louis autoroute, Lysbüchel, et à Huningue (pont du Palmrain et avenue de Bâle) a provoqué d’importants bouchons se sont formés : depuis le Lysbüchel par exemple, jusqu’au centre-ville et au-delà. Mais également sur l’A35, entre la sortie n° 36 en direction de l’aéroport et la frontière Suisse (dans le sens Mulhouse-Bâle) où les services des routes ont comptabilisé au plus fort jusqu’à 4 kilomètres de ralentissement. La situation est revenue progressivement à la normale après 8h, quand l’opération tracts a été arrêtée.

Objectif de la matinée : faire comprendre aux automobilistes la situation des salariés. Avec quelques phrases simples: « Nous sommes un groupe qui gagne des sous et qui grandit d’année en année. » Les salariés veulent « pouvoir partir dignement », explique Denis Thiery, élu CGT du comité d’entreprise. Or, pour le moment, les propositions « sont au ras des pâquerettes, avec le minimum légal », assure-t-il.

La matinée doit informer le public mais aussi mettre la pression sur la direction: le premier CE après l’annonce des licenciements aura lieu demain jeudi. Mais les salariés huninguois ne pensent pas qu’à eux: ils soutiennent aussi les centaines de postes supprimés ailleurs. Et pensent à leurs collègues qui vont rester, une centaine de postes serait sauvegardée… Mais « dans quelles conditions de sécurité ? », s’interroge Denis Thiery.

Quant aux investissements promis par BASF, 18 millions, ils ne correspondent selon le syndicat qu’au « maintien de la capacité de production en terme de machines ». Et les investissements n’auraient pas encore été approuvés en haut lieu. La survie du site à terme serait donc un mirage…

http://www.lalsace.fr/actualite/2013/10/30/action-sociale-des-salaries-de-basf-plusieurs-kilometres-de-bouchon-sur-l-a35#jimage=D50F9D0F-A22D-4431-A4CD-A90C203DD3A8

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